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Défense
Thales dévoile son mini-drone de reconnaissance Spy'Ranger © Thales

| GBelan

Thales dévoile son mini-drone de reconnaissance Spy'Ranger

 

 

L'industriel français a profité du salon sur la sécurité Milipol, qui ferme ses portes ce vendredi 20 novembre, pour présenter son drone Spy'Ranger. Avec un empennage d'1,7 mètres, il se situe, dans la gamme de Thales, entre le micro drone Spy'Arrow et celui tactique Watchkeeper. Il a été conçu pour s'attaquer au marché du remplacement du DRAC (drone de reconnaissance au contact) de l’armée de terre, aujourd'hui un système d'Airbus. Le marché pour son remplacement devrait aboutir courant 2016.

 

Pour développer le Spy'Ranger, Thales a fait appel à plusieurs PME. Pour le design, le groupe s'est appuyé sur la société Aviation Design, qui basée en Ile de France, est spécialisée, avec ses 8 salariés, dans le design aéronautique. En dépit de sa petite taille, l'entreprise est à bord de grands projets, comme le petit Duc de Dassault ou l'Eole avec l'ONERA et le CNES.

 

Le Spy'Ranger, qui vise l'armée de terre, a aussi été pensé en prenant en compte les faiblesses du DRAC en service, c'est à dire une plateforme très robuste, qui ne s'abîme pas à l'atterrissage, grâce à des coussins absorbants. Aucune matière noble dans les ailes, des batteries offrant 3 heures d'autonomie, une bonne résistance au vent.

Le système est portable à dos d'homme, prenant place dans un sac à dos d'environ 25 kg.

Le Spy'Ranger décolle depuis une rampe assez simple, à la différence du DRAC en service, envoyé par l'opérateur à la main. Son avantage : la fiabilité avec peu de sensibilité au vent et pas d'erreur de l'opérateur possible.

 

L'un des challenges de la boule optronique est sa miniaturisation. La chaîne image fait appel à des technologies éprouvées : Vidéo TV haute définition, voie infra-rouge, illuminateur laser. La boule de 5 pouces est stabilisée et se rétracte au moment de l'atterrissage.

Une des innovations concerne sa liaison de donnée, en bande C, ce qui lui offre une très bonne fiabilité, résistance au brouillage et un débit important. 

Pour l’instant encore à l'état de prototype, le Spy'Ranger existe à deux exemplaires et subit les vols de qualification chez l'industriel.

 

Outre l'armée de terre, Thales vise le marché de la sécurité et bien sûr l'export (Inde, pays du Golfe...). Un marché estimé à 15 Mds d'euros sur la période 2014-2023, dont Thales espère grappiller au moins 3,6 Mds.

 

 

Thales Spy'Ranger

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