0
Espace

<strong>LIVRAISON DES DEUX PREMIERS IRIDIUM NEXT</strong>

<strong>CONSTELLATIONS</strong>

LES DEUX PREMIERS SATELLITES DE LA CONSTELLATION IRIDIUM NEXT SONT SORTIS DE L'USINE D'ORBITAL ATK À GILBERT, EN ARIZONA. ILS SONT PRÊTS À ÊTRE « ACHEMINÉS VERS LA BASE DE LANCEMENT DE VANDENBERG, AFIN D'ÊTRE PRIS EN CHARGE PAR SPACEX, PARTENAIRE D'IRIDIUM POUR LES ACTIVITÉS DE LANCEMENT », NOUS EXPLIQUE DENIS ALLARD, VICEPRÉSIDENT IRIDIUM NEXT CHEZ THALES ALENIA SPACE.Après plus de six ans d'efforts, notre nouvelle génération de satellites est fin prête pour l'espace », a déclaré Matt Desch, directeur général d'Iridium. « Ce fut incroyable d'être le témoin de l'évolution de nos satellites, de la phase de conception au produit fini, et je IRIDIUM NEXT • 650 mètres carrés de panneaux solaires.

• 70 tonnes de satellites.

• Un contrat de 2 Md$. • 400 personnes réparties sur les sites de Toulouse, Rome et Cannes. • 25 salariés de TAS détachés dans l'usine d'Orbital ATK à Gilbert, en Arizona.

• Un satellite réalisé dans un cycle de 3 mois.

• 5 satellites qui sortent de l'usine chaque mois depuis le mois de juillet.

félicite tous ceux qui ont rendu ce projet possible. Ce programme remplace la plus grande constellation de satellites dans l'espace, en offrant une technologie avantgardiste et de nouvelles capacités, permettant à Iridium de répondre aux besoins de connectivité actuels, comme de ceux à venir ».

81 SATELLITES À LIVRER.Iridium Next est une constellation basée sur 66 satellites opérationnels en orbite basse (780 kilomètres) répartis en six plans orbitaux de onze satellites chacun, complétée par six satellites de rechange en orbite et par neuf satellites additionnels au sol. « C'est donc un total de 81 satellites que nous devons livrer à Iridium. » En tant que maître d'oeuvre du programme, Thales Alenia Space est en « charge de l'ingénierie, de l'intégration et de la validation de l'ensemble du système et de la fourniture en orbite des 81 satellites ». Leader du marché des constellations, « nous avons fourni la charge utile des satellites Globalstar 1 et réalisé les satellites des constellations Globalstar 2 et O3B », Thales Alenia Space a conçu les satellites Iridium Next à partir de la même famille de plateformes en prenant en compte toutes les expériences acquises en vol. Les satellites Iridium Next auront une masse au lancement de 830 kg pour une masse sèche de 660 kg. Chaque satellite est « composé de plus de 5000 éléments différents assemblés ensemble, ce qui équivaut à une centaine de milliers d'heures de travail pour des centaines d'ingénieurs ». L'assemblage, l'intégration et les tests (AIT) des satellites sont réalisés par Thales Alenia Space et son soustraitant, Orbital ATK, dans les locaux d'Orbital ATK à Gilbert, en Arizona. Ces activités d'AIT se font sur la « base de procédures qui ont été définies et validées par Thales Alenia Space sur ses sites de Toulouse et de Cannes lors de l'AIT des deux premiers satellites ».

CONTINUATION ET NOUVEAUX SERVICES. Ces nouveaux satellites Iridium Next viendront remplacer la constellation existante. Ils garantiront la continuité du service fourni par la première constellation, à savoir principalement de la téléphonie et de la localisation (notamment conteneurs et bateaux). Les satellites Iridium Next apporteront de « nouveaux services pour des applications large bande avec des débits pouvant aller à terme jusqu'à 1,4 gigabit par seconde ». Ils embarqueront aussi une charge utile additionnelle ADS-B qui assurera un service de localisation d'avion et permettra de suivre le trafic aérien autour de la planète en temps réel.

Initialement, il était prévu que les deux premiers satellites Iridium Next « soient lancés par le lanceur russo-ukrainien Dnepr ». Mais l'indisponibilité du lanceur Dnepr a contraint Iridium à modifier ses plans de déploiement. Le premier lancement de dix satellites est maintenant prévu par SpaceX le 12 septembre depuis la base de Vandenberg en Californie, avec « un objectif d'avoir tous les satellites en orbite avant la fin 2017 avec un déploiement complet de la constellation début 2018 ». ¦ Rémy Decourt Le marché des constellations est promis à un bel avenir Comme nous l'explique Bertrand Maureau, vice-président des télécommunications chez Thales Alenia Space, le « marché des constellations est très dynamique et s'inscrit en complémentarité des satellites en orbite géostationnaire ». Ainsi, Thales Alenia Space a obtenu la « construction de huit nouveaux satellites pour la constellation de service Internet O3B » qui, rappelons-le, offre aux opérateurs des pays émergents ayant un très mauvais accès à Internet une « connectivité pour les réseaux de télécommunications à des débits et des temps de réponse comparables à ceux de la fibre optique ». Ces nouveaux satellites garantissent la continuité des services rendus par O3B avec des capacités supplémentaires « pour servir une demande en très forte croissance ».

Autre contrat remporté récemment, celui de la phase A de LeoSat. Il s'agit d'une constellation de service B to B d'une « flotte de 80 à 120 satellites en orbite basse, destinée à offrir des liaisons à haut débit sans passer par le sol (grâce à des liaisons intersatellites) pour l'échange de données cryptées et sécurisées entre entreprises ou gouvernements, des services de communications bancaires ou encore des capacités de "trunking-backhauling" pour les réseaux de téléphonie ».

Enfin, Thales Alenia Space se positionne sur la prochaine génération de satellites O3B, ainsi que sur la constellation Oneweb « pour la fourniture d'équipements de la charge utile, ou des panneaux solaires ». Cette constellation de quelque 900 satellites prévoit de fournir un accès mondial à Internet, à partir de 2018 et sera réalisée par Airbus Defence and Space.

Quant aux prévisions à vingt ans, elles sont difficiles à réaliser, « bien que les besoins soient là », car se pose la question du financement de ces projets qui visent les mêmes marchés. Ainsi, les opérateurs de satellites en orbite géostationnaire réfléchissent à des concepts de petites constellations en orbite basse ou moyenne pour « des besoins auxquels les satellites en GEO ne sont pas capables de répondre ».

C'est notamment vrai pour la couverture des pôles avec la surveillance du trafic des voies maritimes et aériennes et la fourniture de service Internet et de communications aux populations locales. « C'est potentiellement un domaine de croissance fort, il y a un marché qui complète les satellites en GEO que nous surveillons. » Parmi les autres besoins identifiés sur des orbites basses ou moyennes, figurent « la notion de faible latence qu'offrent ces orbites » et les projets d'une « constellation de stockage de données et de l'utilisation de la transmission des données par optique plutôt que par radiofréquence », pour répondre à des contraintes de capacités de transmission supérieures, à ce que l'on peut faire aujourd'hui.

Répondre à () :


Captcha

Produits du marketplace

| | Connexion | Inscription