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Série Métiers : responsable projet transformation digitale chez Thales © Thales

| Claude Mandraut

Série Métiers : responsable projet transformation digitale chez Thales

Issu d'une famille de passionnés d'aviation, Alexandre Bordellier est responsable projet transformation digitale chez Thales.

Depuis octobre 2016, Alexandre Bordellier occupe le poste de responsable de projet transformation digitale sur le campus Thales de Bordeaux-Mérignac. Il n’a pas encore beaucoup de recul mais ce jeune ingénieur de 27 ans, issu de l’école des Mines de Saint-Etienne, a d’emblée commencé sa carrière dans ce groupe à Elancourt en 2012 par un stage et ensuite en tant que responsable de projet de compétitivité, un poste transverse entre Bordeaux et Brest. Son école étant assez généraliste, c’est lui-même qui a donné une coloration aéronautique à son cursus en faisant un stage ouvrier chez Airbus en première année et la deuxième année en allant chez Eurocopter. En revanche, il avait choisi cette école en raison de taille des promotions (autour de 120 élèves) pas trop élevée et de son fonctionnement en mode projets.
Quand il parle de son poste actuel de responsable projet transformation digitale, on sent son implication et son enthousiasme. « On travaille sur la ligne de réparation, c’est-à-dire le support client, et on prend tout en considération. On cherche à optimiser la logistique, la supply chain pour être le plus performant possible, avoir un taux de ponctualité fort et un temps de réparation court en exploitant plusieurs leviers de la transformation digitale. On utilise la connectivité entre les différents équipements et moyens et en fournissant au client des informations pertinentes débouchant notamment sur la création de nouveaux services », commente Alexandre Bordellier.

Une vision d’avenir
Et il sait qu’il n’est qu’au début de l’aventure « L’axe stratégique est de faire de la transformation digitale un moteur de compétitivité et de développement. Grâce aux tableaux interactifs numériques, je peux disposer d’un maximum d’informations très rapidement ». L’enjeu se situe à cinq ou dix ans avec l’objectif de tester de nouveaux concepts, s’appuie sur l’apport digital au quotidien, améliorer la communication entre les différents supports et l’efficacité du processus, proposer un nouveau type de business en exploitant les données récoltées, dans le cadre de l’usine du futur. Ce travail est centré sur les réparations où le taux de réactivité est primordial mais concerne aussi la production.
Pour mener à bien sa mission, Alexandre Bordellier s’appuie sur un responsable industriel, un responsable supply chain, un apprenti et un manager des opérations à temps partiel ainsi que sur toute l’équipe opération et support élargie.

Le pragmatisme est de mise.
En 2017, il teste différentes options pour savoir s’il répond aux attentes des clients. Si le résultat est positif, l’idée est exploitée à plus grande échelle. Sinon, l’idée est abandonnée et on passe à autre chose.
Par ailleurs, la formation des techniciens est aussi étudiée sous cet angle de la transformation digitale. On met à leur disposition des outils de « rapid learning », un genre de plate-forme interactive pour qu’ils puissent s’auto-former et améliorer leurs compétences et leurs performances. « On teste aussi la réalité virtuelle ou augmentée pour former le personnel à des manipulations délicates dans un environnement simplifié. On le fait grâce à des ressources en interne ou en s’appuyant sur de petites sociétés extérieures très spécialisées. Nous avons aussi recours aux robots collaboratifs emblématiques de l’industrie 4.0 pour les manipulations dangereuses ou pénibles. Nous en avons un à Brest pour manipuler des émetteurs d’une trentaine de kilos et on devrait en avoir à Bordeaux ». Le test formation a été positif et, après la phase de test, il va être proposé à l’ensemble du personnel et éventuellement aux clients.
S’il pilote la transformation digitale à Bordeaux, Alexandre Bordellier apprécie de travailler en réseau : « J’ai accès à des personnes qui font un peu le même métier dans le groupe, on partage beaucoup entre les différents sites.»
Ses interventions sont bien perçues par le personnel du site d’autant plus que le groupe a communiqué sur le sujet au préalable. « Je vois au quotidien des équipes qui sont très curieuses, contentes de pouvoir tester. Il y a une vraie dynamique. On fait des projets pour les salariés en interne mais aussi pour les clients en se concentrant sur les irritants et on s’intéresse à leurs besoins opérationnels pour leur apporter des solutions. On travaille pour l’avenir de Thales. Tout évolue très vite et on n’est jamais rassasié ».

Bio Express
Age : 27 ans
Formation :  Ecole des Mines de Saint-Etienne. - 2012  Rejoint Thales à Elancourt en tant de responsable projet de compétitivité. - Octobre. - 2016 responsable projet transformation digitale.
Centres d'intérêt : Badminton. - Passe le brevet pilote avion, comme l’ont fait son père et son grand-père.

Trois questions à Claire Malinge

Responsable emploi pour les activités avionique de Thales à Bordeaux

Avez-vous des relations avec les écoles et les instituts de formation locaux ?
Nous faisons partie d’un groupe qui développe des relations avec les écoles au niveau national. Mais nous travaillons aussi avec l’écosystème local : les universités, les écoles d’ingénieur et des écoles moins connues mais qui ont une vraie valeur ajoutée sur le numérique ou l’innovation au sens large. Nous avons aussi des actions auprès des collèges et des lycées pour couvrir un panel assez large. Nous recevons des classes en visite sur le campus et des collaborateurs vont présenter les métiers pour montrer la diversité des métiers, des secteurs et des parcours.
Et nous participons à la semaine de l’industrie.

Est-ce que le groupe a une action en faveur de la féminisation des équipes ?  
Le groupe mène des actions en faveur de la diversité au sens large et cette action est portée par le PDG au niveau international avec des engagements concrets. D’ici 2019, nous devrions avoir 30% de femmes à des postes à responsabilité et 40% des nouveaux collaborateurs seront des femmes. En 2016, à Bordeaux, nous avons déjà recruté 37% de femmes. Thales a choisi de rejoindre l’association « Elles bougent », dont les réseaux et les actions contribuent à promouvoir les carrières scientifiques auprès des jeunes filles dès leurs années de collège. Ce partenariat repose sur la participation active des femmes ingénieures du groupe. En rejoignant les réseaux des marraines de l’association, elles s’engagent à partager la passion de leur métier, à familiariser les jeunes filles à l’univers de la science en faisant tomber ses barrières. A Bordeaux, il y a quinze marraines Elles Bougent.Trois travaillent pour nous actuellement aux Etats-Unis et en Irlande, Ce seront peut-être nos futurs ingénieurs commerciaux et ils ne seraient pas venus à nous autrement. Une fois qu’ils ont beaucoup voyagé, Châteauroux ne leur semble plus si éloigné de Paris, ou d’autres grandes villes.

Le campus Thales de Bordeaux regroupe des équipes venant de sites différents, est-ce que ce regroupement a posé problème ?

Leur arrivée s’est étalée sur une période de 8 semaines d’octobre à décembre 2016 pour faciliter l’emménagement de chaque collaborateur et son appropriation des lieux. Loin d’être un simple projet immobilier, cette transformation d’envergure était l’opportunité de renforcer la synergie et la cohésion entre ces équipes.

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