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Aviation Civile
Ryanair prête à jouer les supplétifs sur le long-courrier
Ryanair prête à jouer les supplétifs sur le long-courrier
© C. Cosmao

| yann cochennec

Ryanair prête à jouer les supplétifs sur le long-courrier

La compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair se dit prête à jouer les supplétifs des transporteurs européens traditionnels en venant "nourrir" leurs vols long-courriers. "Un scénario qui ne se mettra pas en place du jour au lendemain mais qui sera une réalité d'ici les cinq à dix prochaines années", a indiqué le président de Ryanair, Michael O'Leary, en marge d'une conférence qui s'est déroulée en Allemagne.

"Lufthansa, par exemple, continuera à nourrir ses hubs de Francfort et de Munich avec le trafic en provenance des dix à 20 plus importantes villes européennes", a précisé Michael O'Leary qui a ajouté : "mais ce transporteur se posera immanquablement la question suivante : nous perdons de l'argent sur 20 à 30 autres lignes européennes qui nourrissent nos hubs. Pourquoi ne pas se mettre d'accord avec une compagnie à bas coûts pour faire ce job ?".

Pour le président de Ryanair, cette problématique se posera avec encore plus d'acuité quand les prix du carburant repartiront à la hausse. "Tout le monde fera bonne figure pendant les deux prochaines années avec des bénéfices à la hausse grâce à la baisse des prix du carburant. Mais, ce scénario sera significativement remis en cause quand les cours atteindront à nouveau les 100 $, voire les 150 $ le baril", a souligné le président de Ryanair.

Manifestement Ryanair a commencé à réfléchir à ce scénario dans lequel le "partenaire long-courrier aurait la responsabilité de la gestion des passagers en transit et de leurs bagages" avec en arrière-plan la gestion des passagers en cas de correspondance ratée. Bref, le plus complexe et donc le plus coûteux restant à la charge des transporteurs traditionnels long-courriers. Malin.

Une manière aussi d'appuyer là où cela fait mal pour les compagnies traditionnelles comme Lufthansa et Air France/KLM qui cherchent à développer leurs filiales moyen-courriers à bas coûts respectives et qui se heurtent aux refus de leurs pilotes.

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