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Les Dossiers d'Air&Cosmos
Retour sur les 50 ans d'Airbus (VI)
Retour sur les 50 ans d'Airbus (VI)
© Airbus

| Yann Cochennec

Retour sur les 50 ans d'Airbus (VI)

Confronté à l'arrivée du Boeing 787 et à ses innovations technologiques au plus mauvais moment de son histoire, Airbus est contraint de trouver une réponse pour rester dans la course sur le segment des long-courriers. La maturation de l'A350XWB prendra donc deux bonnes années.

Les équipes d'Airbus sont d'ores et déjà bien occupées

Les deux constructeurs ont donc bien cerné une demande aussi animée par la volonté des compagnies aériennes d’exploiter des avions toujours moins gourmands en carburant. Pourtant, les débuts des programmes Boeing 787 et Airbus A350XWB furent chaotiques, mais pour des raisons différentes. Quand Boeing lance son biréacteur long-courrier en avril 2004, le constructeur européen est en pleine montée industrielle de l’A380 et commence à roder la chaîne logistique hors norme du très gros porteur. Dans le même temps, les premières livraisons d’A340-600 et A340-500 ont commencé : août 2002 pour le premier chez Virgin Atlantic Airways, octobre 2003 pour le second chez Emirates. Bref, les équipes d’Airbus sont d’ores et déjà bien occupées et le programme A380 mobilise le maximum de ressources humaines, industrielles et financières. S’ajouteront plus tard la mévente progressive des A340-500/600, les déboires industriels autour de l’A380 et la sortie de BAE Systems du capital d’Airbus......

Airbus ne peut rester inactif

Face au Boeing 787, Airbus ne peut donc rester inactif et le constructeur européen tente de « parer » au plus pressé en annonçant une version long-courrier de son A330-300, dont la distance franchissable plafonne alors à 10 400 km. L’objectif est de transformer cet avion, optimisé pour une exploitation régionale, en concurrent du modèle 787-9 dont l’entrée en service commercial est alors annoncée pour 2010. Airbus a déjà travaillé sur une masse accrue pour accroître la distance franchissable de son A330-300. Mais, cette fois, il ne s’agit pas de l'augmenter de 600 à 700 km mais d'au moins 4 000 km, tout en intégrant des versions des nouveaux moteurs respectivement développés par Rolls-Royce et General Electric pour la famille 787, les Trent 1000 et GEnx. Cela contraint Airbus à redessiner la voilure et à alléger au maximum la masse de l’avion pour ne pas pénaliser les performances annoncées aux compagnies aériennes.....

D'autres soucis en tête

A ce moment-là, Airbus a aussi d’autres soucis en tête. Le premier Airbus A380 d’essai est bien présent au Salon du Bourget après un premier vol, le 27 avril 2005, salué par toute la famille aéronautique et le monde entier. Le constructeur européen vient de réaliser son but, poursuivi dès sa naissance : être capable de proposer une gamme d’avions aussi complète que celle de son concurrent Boeing, du 120 au plus de 500 sièges. La réussite technique est là, mais le programme va aussi progressivement révéler les failles organisationnelles du constructeur européen......

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