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Farnborough Air Show 2016
Remplacement du CF-18  : Ottawa rabat les cartes
Remplacement du CF-18  : Ottawa rabat les cartes
© Aviation Royale Canadienne

| GBelan

Remplacement du CF-18 : Ottawa rabat les cartes

Le Ministre de la défense canadienne Harjit Sajjan a annoncé, en milieu de semaine, que le gouvernement allait lancer une consultation pour remplacer leur flotte vieillissante de CF-18. La réouverture d'une compétition enterre de facto la participation canadienne au programme F-35. Dès les années 90, Ottawa fut pourtant l'un des principaux partenaires des américains dans le Joint Strike Fighter. En 1997, le gouvernement injecta 10 millions de dollars dans le programme, impliquant son industrie de défense. Puis en 2009, le gouvernement conservateur sélectionna officiellement l'appareil américain.

 

Mais en 2012, face à la dérive des coûts du F-35, Ottawa décida de geler sa participation. Depuis, au grès des couleurs politiques, le cœur canadien a basculé pour ou contre le JSF, devenu un sujet de controverse. L'arrivée du libéral Justin Trudeau au gouvernement militait clairement pour une remise en question du F-35. Avec le lancement de cette compétition, ce sera officiellement chose faite  !  
Reste que si une nouvelle compétition rebat les cartes, rien n’interdit qu'au final, le vainqueur déclaré soit... le F-35  ! Car, n'oublions pas que la défense canadienne repose avant tout sur le grand voisin américain  ! L'achat d'un chasseur européen serait chose dure a digérer pour Washington...


Le remplacement des CF-18 devient urgent. Les appareils accusent le poids de l’age, ils sont en service depuis les années 80. A tel point que le ministre Sajjan évoquait il y a peu «  un trou capacitaire  », alertant sur l'impossibilité du pays de remplir ses engagements dans l'OTAN et le NORAD, la défense aérienne nord-américaine. En attendant, l'étude de la modernisation de la flotte de CF-18, afin de prolonger la vie des chasseurs jusqu'en 2025, est toujours entre les mains du ministère de la défense, qui tarde à prendre une décision... Les autorités miliaires canadiennes devraient ainsi profiter du salon Farnborough pour initier les discussions avec les industriels concernés.

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berny 47 | 11/07/2016 12:28

Non, Otawa ne "rAbat" pas les cartes, mais les "rEbat"...

Ysgawin.HADDAD | 11/07/2016 12:38

De toute façon, le choix initial du F35 était illogique au regard de la situation géo-stratégique du Canada. On a un territoire de très grande taille taille, à faible densité de population, couvrant quasiment toute la face nord du dispositif OTAN, avec un pays peu enclin à des déploiements extérieurs. Donc on pourrait s'attendre à une demande d'appareils biréacteurs, à long rayon d'action, biplace pour pouvoir opérer sans soutiens proche légèrement multirôle mais plutôt orienté défense aérienne. Donc un F/A 18 E-F "super Hornet" ; un F 15 F "Silent Eagle" (pour qui ce pourrait être un superbe marché de lancement) ou un Eurofighter "Typhoon" sembleraient de bons clients en l'absence d'un F 22 non autorisé à la vente. Un Rafale pourrait aussi être techniquement présent, mais politiquement, il n'aurait aucune chance !

Simon.Perrault | 12/07/2016 23:15

Je pourrais vous rédiger une thèse de maîtrise sur ce sujet! 1. IL n'y a jamais eu compétition officielle pour choisir le F-35. 2. L'histoire, lire la saga, du remplacement du CF-100 par le CF-101B puis par le CF-18: à chaque fois ce fut un biréacteur qui fut choisi, après des pressions politiques de l'Oncle Sam. Alors pourquoi choisir un nonoréacteur, pardon un monoréacteur! Le Canada détient la médaille d’or toutes catégories pour "niaiser" en bon québécois(les tergiverer), pour d’achat de matériel pour la défense. 3. Les enjeux relatifs à la défense du Canada sont totalement méconnus pour la grande majorité des canadiens. Lors de la dernière élection fédérale, la problématique de la défense du Canada fut l'objet d'un demi-jour de campagne électorale. Chez maints canadiens et québécois, ceux-ci ont épousent un pacifisme naïf allant même à prôner l'abolition des Forces armées canadiennes. 4. Les canadiens et les québécois ne sont pas des américains. C'est la pire insultes que vous pouvez nous faire et ne remettez pas en doute la loyauté et l'intégrité des membres des Forces armées canadiennes. Oui nous sommes d’abord des nord-américains mais d’un autre type que les étatsuniens ou les mexicains. Cette identité construite au fil de l’histoire des Amériques implique des facteurs de ressemblances et de différences avec nos voisins étatsuniens et mexicain.Nous fonctionnons selon le modèle du parlementarisme britannique. Notre système fédéral privilégie un gouvernement central fort contrairement aux Etat-Unis. Pour les canadiens l'intérêt de la majorité des citoyens prévaut sur certains droits individuels. Nous avons des lois sociales comme en Europe. 5. Notre marine est aussi est dans un piteux état: présentement dans ce beau mois de juillet 2016, la Marine royale canadienne ne dispose d'aucun pétrolier-ravitailleur de haute-mer pour notre marine. Un navire de remplacement est présentement en construction à Lévis sur le fleuve Saint-Laurent. 6. Nos membres des Forces armées n'ont pas de préjugé défavorable envers le matériel "made in Europe". Nous sommes en démocratie et c'est le gouvernement libéral de Justin Trudeau qui a été élu et c'est lui qui prendra la décision....

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