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© Marine Nationale
02/10/2014 18:04 | Par ehuberdeau

Pourquoi une frégate anti-aérienne dans le Golfe ?

L'Etat-major des armées a annoncé hier le déploiement dans le Golfe d'une frégate anti-aérienne en renfort de l'opération Chammal. La Marine nationale a confirmé ce matin qu'il s'agit de la frégate « Jean Bart ».

Trois Rafale et du personnel d'état major vont également être déployés dans le golfe Arabo-persique. Les moyens employés par la France pour lutter contre l'offensive de Daesh en Irak vont donc progressivement être portés à 400 hommes, neuf Rafale, un ATL-2, un ravitailleur en vol C-135FR et une frégate anti-aérienne.

On peut se demander, à première vue, quel est l'intérêt d'envoyer une frégate anti-aérienne dans un contexte d'absence de menace air-air. Il est vrai que les deux frégates anti-aériennes de la classe « Cassard » sont conçues pour la protection d'une force navale contre les menaces aériennes. Cette capacité se traduit par la présence du système de missile surface-air SM-1 (dénommé « Tartar » au sein de la Marine nationale). Mais la défense aérienne entraine également la présence d'un radar conçu spécifiquement pour la veille dite « 3D » ou aérienne. Le « Jean Bart » a bénéficié justement en 2012 d'une modernisation de ses capacités de veille aérienne avec l'intégration d'un radar Smart S Mk2 de Thales en lieu et place du DRBJ-11. Selon Thales, la portée du Smart S sur des pistes aériennes est de 250 km et il peut poursuivre 750 pistes en simultané.

Grâce notamment à ce radar mais aussi à la liaison de donnée L-16, le « Jean Bart » peut effectuer des opérations de contrôle aérien. A bord du bâtiment les contrôleurs aériens de la Marine nationale pourront donc cordonner les vols au dessus de l'Irak des appareils français basés à Al Dhafra en étant idéalement placés dans le Golfe. L'Etat-major des armées a annoncé que les Rafale effectuent une à deux sortie par jour avec des patrouilles comprenant deux ou quatre appareils. L'ATL-2 est sur un rythme de quatre à cinq missions par semaine.

Le « Jean Bart » a participé récemment à l'exercice Nemo (Nato Electronic Magnetic Operations) de l'Otan dédié à la guerre électronique. Il va se reconditioner à Toulon en vue de son futur déploiement.

marine nationale Cassard SM-1 Thales Air Tahiti Nui 787 787-9 Airbus A340-300

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