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Panorama souvenir de la sonde lunaire chinoise Chang’E 5
Panorama souvenir de la sonde lunaire chinoise Chang’E 5
© CNSA / CLEP / Mattias Malmer

| Pierre-François Mouriaux

Panorama souvenir de la sonde lunaire chinoise Chang’E 5

Chaque fin de semaine, une image qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. L’extraordinaire mission chinoise, après s’être posée sur la Lune le 1er décembre, a donné lieu à ce cliché du site d’arrivée, couvrant un peu moins de 180 degrés.

Mission express

La mission Chang'E 5, qui a débuté le 23 novembre, a donc permis à la Chine d’effectuer son troisième atterrissage en douceur sur la Lune depuis décembre 2013, et de tenter la première mission de retour d’échantillons de notre satellite naturel depuis la mission soviétique Luna 24, en août 1976.

Une mission express pour Chang’E 5, la sonde n’étant pas équipée de générateur isotopique et ne pouvant fonctionner qu’une journée lunaire : à peine l’alunissage réussi, le 1er décembre à 15 h 11 UTC (non loin du site visé), les opérations de collecte et le forage étaient lancées (visiblement à 17 h 15 et 21 h 14 UTC respectivement), et se sont achevées le lendemain vers 14 h 00 UTC.

La séquence du voyage de retour a ainsi démarré dès le 3 décembre à 23 h 10 UTC, avec le décollage depuis la surface sélène de l’étage de remontée de Chang’E 5.

L’atterrissage en Mongolie intérieure de sa capsule de rentrée (avec une collecte espérée de plusieurs kilogrammes de roches !) est désormais attendu autour des 10-11 décembre…

 

Bons baisers de Louville Omega

Chang’E 5 s’est posée à l'ouest de la face visible de la Lune, plus précisément à 140 km du Mont Rümker, formation volcanique culminant à 1 000 m et située au nord-ouest de l'océan des Tempêtes (Oceanus Procellarum).

Le cliché panoramique réalisé par la sonde sur près de 180 degrés a été retravaillé par le graphiste suédois Mattias Malmer (disponible en haute résolution ici).

Il pointe vers le sud, laissant apparaître un des pieds de l’atterrisseur et dévoilant la plaine environnante, jeune et basaltique, où le régolite est régulier, avec quelques blocs épars (météorites ou éjectas secondaires ?).

La colline qui apparaît au fond de l’image, nommée Louville Omega, est distante de 11 km.

Une visualisation 3D du site a été réalisée par l’astronome français Thomas Appéré à partir du travail de traitement d’images de l’astronome américain Phil Stooke.

 

Une origine unique

« La région de Rümker fait partie d’une province lunaire, la Procellarum KREEP Terrane (PKT) qui, par ses caractéristiques géochimiques, possède une origine unique sur la Lune », nous explique Serge Chevrel, astronome-planétologue à l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Observatoire Midi-Pyrénées) et spécialiste de la Lune.

« Cette région, qui se caractérise par des terrains riches en thorium (supérieur à 4 ppm), a connu une activité volcanique de très longue durée par rapport aux autres régions lunaires (elle ne représente que 16 % de la surface Lune mais elle concentre 60 % des dépôts volcaniques des mers lunaires en surface). »

« La région de Rümker est riche en unités volcaniques avec des basaltes en teneurs en fer et titane variées et d’âges variés. »

« Certains d’entre eux seraient parmi le plus jeunes de la Lune (moins de 2 milliards d’années) ».

 

Retrouvez notre article complet sur la mission Chang'E 5 « La promesse d’une colossale collecte » dans Air & Cosmos n°2713, en kiosques depuis ce 4 décembre.

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