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Défense
L'USAF veut réduire le nombre d'opérateurs par drone
L'USAF veut réduire le nombre d'opérateurs par drone
© US Air Force

| George de Bonadona

L'USAF veut réduire le nombre d'opérateurs par drone

L'armée de l'air américaine emploie de manière continue 60 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), Reaper et Predator, mobilisant en permanence près de 2 000 pilotes et opérateurs. Un chiffre trop important pour l'USAF dont les équipages sont sous pression. Ces dernières années, les contraintes budgétaires ont forcé celle-ci à prioriser la modernisation des drones plutôt que le recrutement de nouveaux pilotes.

Mais l'Air Force pense avoir trouvé la solution. Chaque appareil en vol mobilise actuellement deux personnes : un pilote et un opérateur des systèmes embarqués. La solution est donc de n'avoir plus qu'une seule personne qui serait à la fois pilote et opérateur.

"Il y a certainement des missions que nous pouvons aujourd'hui faire avec une seule personne qui s'occuperait à la fois de l'appareil et des senseurs, si nous repensons l'architecture des stations au sol qui les contrôlent", a déclaré le 28 octobre lors d'une conférence organisée par l'AUVSI (Association for Unmanned Vehicle Systems International) le Lieutenant Colonel Robert Otto, chef adjoint du personnel pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance. Les cockpits pourraient donc être repensés pour une seule personne. En cas de besoin, un second opérateur pourrait cependant compléter l'équipage.

L'automatisation des phases de décollage et d'atterissage disponible pour les Reaper Block 5 et  les Predator permet déjà d'alléger la charge de travail des équipages. 

L'USAF voit deux intérêts à cette réorganisation :

  • Pallier le manque de pilotes, dû en grande partie à un fort taux de départs. D'autant qu'en juillet dernier, le DoD avant annoncé un plan pour accroître le nombre de patrouilles aériennes armées effectuées par les UAV pour les quatre prochaines années. Pour alléger la charge de travail de l'USAF, il a été demandé en juillet à différentes structures de participer à des patrouilles quotidiennes. L'Army doit effectuer entre 10 et 20 vols quotidiens, 10 vols pour le commandement des opérations spéciales et 10 pour des opérateurs privés. 
  • À plus long terme, le Lieutenant Général Otto pense que la réorganisation permettrait de résoudre le problème du faible emport d'armes du F-35. L'idée serait de faire opérer un F-35 avec un drone qui jouerait le rôle de mule des airs. 

 

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