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L'intégration du module ESM-1 va démarrer
L'intégration du module ESM-1 va démarrer
© Airbus Defence and Space

| Pierre-François Mouriaux

L'intégration du module ESM-1 va démarrer

L'assemblage du premier exemplaire de vol du module de service d'Orion est sur le point de débuter dans les locaux d'Airbus Defence and Space à Brême, en Allemagne.

Après la livraison en avril de la structure réalisée en Italie par Thales Alenia Space, Airbus Defence and Space va démarrer l'intégration de l'ESM-1 (European service module-1), le premier exemplaire de vol du module de service européen du vaisseau Orion-MPCV (Multi-Purpose Crew Vehicle). Il s'agit d'assembler quelques 25 000 pièces et composants, ainsi que plusieurs kilomètres de câbles avant l'envoi en janvier 2017 pour le centre spatial Kennedy en Floride. Près de 500 personnes vont être mobilisées d'ici là, un effectif composé pour moitié par les équipes d'Airbus DS, et pour l'autre moitié par ses différents sous-traitants.

 

Le vol d'ESM-1 est prévu en 2018, en mode automatique : ce sera la mission EM-1 (Exploration Mission-1), qui doit emporter le vaisseau Orion à plus de 64 000 km au-delà de la Lune et valider ses performances. Placé sous le module de commande, ESM-1 assurera sa propulsion, ainsi que son alimentation en électricité et en fluides, indispensable pour l'accueil futur d'équipages. Il assurera également les fonctions thermiques et le transfert de données.

 

« Le moment est historique à plusieurs titres, s'est félicité Bart Reijnen, le responsable des systèmes orbitaux et de l’exploration spatiale chez Airbus DS : c'est le retour de l'exploration habitée au-delà de l'orbite terrestre, avec une présence européenne, et avec des équipes internationales qui ne sont plus en compétition. »

 

Airbus Defence and Space avait été retenu en novembre 2014 pour réaliser le premier exemplaire de vol de l'ESM. Le contrat de développement s'élevait à 390 M€, sur les 450 M€ accordés à l'ESA lors du Conseil ministériel de Naples en 2012. La décision concernant l'ESM-2 est attendue pour la fin de l'année.

 

A Brême, Pierre-François Mouriaux

 

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