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Les incendies australiens sous haute surveillance
Les incendies australiens sous haute surveillance
© ESA/UE

| Pierre-François Mouriaux

Les incendies australiens sous haute surveillance

Chaque fin de semaine, une image qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Le 3 janvier, un satellite européen Sentinel 3 survolait la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, enfumée par les feux de brousse incessants.

Les terribles incendies de brousse qui ravagent l’Australie depuis plus de quatre mois désormais, ont évidemment déclenché la mise en œuvre de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures », qui mobilise tous les satellites d’observation de la Terre disponibles lorsqu’ils survolent le continent, afin de renseigner au mieux les équipes chargées de protéger les populations locales et d’éradiquer un fléau historique.

Ainsi, le 3 janvier, un satellite Sentinel 3 du programme Copernicus de surveillance de la Terre, survolant la Nouvelle-Galles du Sud, le plus peuplé des États australiens, situé au sud-est du pays, a apporté sa contribution, montrant à son tour la fumée qui s'échappe des nombreux incendies subsistants.

Copernicus est un programme mis en place par l’Agence spatiale européenne pour le compte de l’Union Européenne. Les satellites Sentinel 3A et 3B qui ont font partie ont été lancés respectivement en février 2016 et avril 2018. Ils ont été construits par Thales Alenia Space.

 

Une catastrophe environnementale d’une ampleur inédite.

Les feux australiens sont toujours alimentés par des températures estivales record, la sécheresse et le vent. Huit millions d'hectares de terre ont déjà été dévastés à travers le pays (soit la superficie de l’Irlande), un peu plus de dix millions de personnes ont été intoxiquées, plus de 1 500 maisons ont été détruites, et 24 personnes et plus d'un milliard d'animaux ont été tués.

 

Voir également la description d’Australie-Méridionale qui avait été faite par le géographe Gilles Dawidowicz à partir d’une photo prise depuis la Station spatiale internationale par Thomas Pesquet lors de la mission Proxima.

 

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