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Le triste anniversaire de la catastrophe de Challenger
Le triste anniversaire de la catastrophe de Challenger
© NASA

| Pierre-François Mouriaux

Le triste anniversaire de la catastrophe de Challenger

Il y a 35 ans, la navette spatiale américaine Challenger était détruite au décollage avec son équipage. Un événement d’autant plus marquant qu’il a été suivi en direct à la télévision par des millions d’Américains.

Un drame national

La mission STS-51L de la Nasa, lancée le 28 janvier 1986 depuis le centre spatial Kennedy, en Floride, est restée dans toutes les mémoires.

Après 73 secondes de vol, la navette Challenger et ses membres d’équipage (cinq hommes et deux femmes) étaient victimes d’une violente explosion.

Le drame a été vécu en direct à la télévision par des millions d’Américains, en grande partie des écoliers, car la mission accueillait l’enseignante Christa McAuliffe (37 ans, premier vol), la première astronaute non professionnelle de l’histoire des vols spatiaux habités, qui devait donner deux cours de science depuis l’orbite terrestre.

A ses côtés, le commandant Francis « Dick » Scobee (45 ans, second vol), le pilote Michael Smith (40 ans, premier vol), les spécialistes de mission Ellison Onizuka (39 ans, second vol), Judith Resnik (36 ans, second vol), et Ronald McNair (35 ans, second vol), et le spécialiste de charge utile Gregory Jarvis (41 ans, premier vol).

 

Un accident prévisible

La mission STS-51L marquait le dixième vol de l’orbiteur OV-099, mis en service le 4 avril 1983, et le vingt-cinquième du programme STS (Space Transportation System), autorisé le 5 janvier 1972 par le président Nixon et inauguré le 12 avril 1981.

L’avènement de la navette devait révolutionner l’accès à l’espace, en termes de cadences, de coûts, de modularité des missions et de profils des passagers.

En juin 1985, la mission Discovery / STS-51G avait accueilli l’astronaute français Patrick Baudry.

L’enquête qui a suivi la perte de Challenger a permis d’identifier le processus qui a conduit à autoriser un décollage après une nuit de gel, qui a fragilisé les joints toriques des propulseurs d’appoint – un défaut de conception pourtant connu et que certains responsables du fabriquant Morton Thiokol avaient fait remonter à la Nasa.

Mais cette dernière était alors obnubilée par le respect d’un calendrier de lancements chargé...

 

Une mini-série pour comprendre

On n’y pense pas forcément, mais la plateforme de streaming vidéo Netflix regorge de documentaires passionnants, notamment sur l’espace.

Parmi eux, nous vous recommandons la mini-série intitulée Le dernier vol de la navette Challenger, produite en 2020.

Divisée en quatre épisodes, de 180 minutes au total, elle rassemble de précieuses images d’archives et de vibrants témoignages : des membres des familles des astronautes, Barbara Morgan (la doublure de Christa McAuliffe), des ingénieurs impliqués dans le programme spatial de l’époque, un journaliste ayant suivi l’affaire...

La série a été co-produit par J. J. Abrams, concepteur des séries télévisées Alias et Lost - Les disparus, et réalisateur d’épisodes de Star Trek et Star Wars.

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