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Le « Green Run » du lanceur géant américain SLS tourne court
Le « Green Run » du lanceur géant américain SLS tourne court
© NASA TV

| Pierre-François Mouriaux

Le « Green Run » du lanceur géant américain SLS tourne court

Chaque fin de semaine, une image qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Le 16 janvier, l’essai crucial du futur lanceur lunaire américain a duré 67,2 secondes… au lieu de 500.

Huitième étape sur huit

Baptisée « Green Run » (Course vers le vert), la campagne de validation finale de l’étage central du lanceur lunaire américain SLS (Space Launch System) devait s’achever le 16 janvier, avec un essai crucial sur le site de la Nasa à Stennis, au Mississipi.

C’était le huitième essai grandeur nature du lanceur géant construit par Boeing depuis janvier 2020, le septième ayant vu le remplissage réussi des réservoirs le 20 décembre dernier (test WDR – Wet Dress Rehearsal).

Pour cette ultime étape avant la mission Artemis 1, qui doit emporter le vaisseau Orion vers la Lune en novembre prochain (en mode automatique), il s’agissait d’allumer durant 500 secondes les quatre moteurs RS 25 de l’étage central du lanceur – des moteurs qui ont déjà volé sur des navettes spatiales entre juin 1996 et juillet 2011.

 

Nouveau coup dur

L’essai a démarré à 22 h 27 UTC, dégageant d’impressionnants nuages de vapeur d’eau.

Mais, au bout de 45 secondes, une « panne de composant majeur » s’est déclarée sur l’un des moteurs, qui s’est éteint 20 secondes plus tard, suivi des trois autres.

« L’étage central et les moteurs sont en bonne condition », rassurait l’administrateur de la Nasa Jim Bridenstine sur Twitter le lendemain, en attendant de pouvoir fournir davantage d’informations sur l’origine de l’arrêt prématuré du test.

L’agence américaine regarde le verre à moitié plein et parle d’une réussite partielle. Elle se veut rassurante sur le respect d’un calendrier très serré, l’étage central étant conçu pour être rempli d’ergols neuf fois au total.

Mais, outre alimenter les critiques à l’encontre du SLS, ce nouveau coup dur pour le programme Artemis semble compromettre un vol inaugural d’ici la fin de l’année.

Quatre jours avant la mise en place de l’administration Biden et la nomination de Steve Jurczyk comme administrateur intérimaire de la Nasa…

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patrico | 23/01/2021 20:49

Il faut arreter de douter, la NASA a trop de compétence et d inventions et de réussite en tous domaines Aérospace pour ne pas réussir a un moment! Cela passe par des mises aux points indispensables et ultra vérifiées ! Et non un échec Titré quelques parts ailleurs sur des médiocre ! Mais ici, dans cette très belle revue Air&Cosmos évitez de faire des rappels a des changements de dirigeants quelques parts ?

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