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Défense
Le Global Hawk a de nouveau le vent en poupe
Le Global Hawk a de nouveau le vent en poupe
© Northrop Grumman

| Duncan 361 mots

Le Global Hawk a de nouveau le vent en poupe

Petit à petit le drone RQ-4 Global Hawk de Northrop Grumman, dans sa version Block 30, sort de la mauvaise passe dans laquelle il se trouve depuis 2011, date à laquelle l’USAF a commencé à signaler sa préference pour le vénérable U-2 pour ses missions de reconnaissance à haute altitude. En cause, les coûts de mise en oeuvre de cette version Block 30, censée remplacer la trentaine d'U-2S pilotés dans la mission de renseignement d'origine électromagnétique (SIGINT) mais aussi de reconnaissance à très haute altitude. En effet, selon le Pentagone, l’exploitation du vecteur non-piloté s’était montrée plus onéreuse que celle des U-2.

Dans son projet de budget pour l’année fiscale 2013, le Pentagone voulait tout simplement supprimer le Global Hawk Block 30. Mais le Congrès ne l’a pas entendu de cette oreille, imposant non seulement la maintien du drone mais également l’acquisition de trois appareils supplémentaires pour renforcer les 18 RQ-4 Block 30 déjà en service. D’où le contrat de 354 M$ notifié à Northrop Grumman cette semaine pour trois appareils équipés de la charge utile de renseignement électronique Asip, ou Airborne Signals Intelligence Payload. Donc la version Block 30, même si le constructeur ne le dit pas explicitement. La commande comprend également deux kits de retrofit Asip pour deux RQ-4 supplémentaires.

Dans leurs déclarations récentes, les aviateurs américains ont radicalement changé de ton à propos du RQ-4. Les coûts d’exploitation de celui-ci seraient en amélioration constante, à tel point que l’USAF envisage dorénavant de garder les drones et de mettre l’U-2 à la retraite. Quitte à investir pour améliorer le drone, dont les capacités en matière de renseignement ne sont toujours pas en mesure d'égaler celles du U-2S.

Le principal avantage du Global Hawk par rapport au U-2S est sa grande endurance : environ 24 heures de travail sur une zone donnée, soit bien plus que ce qu'un pilote de "Dragon Lady" ne pourra jamais supporter. En revanche, le U-2S a l’avantage dans d’autres domaines : sa charge utile (2,2 tonnes contre 1,4 tonnes pour le RQ-4), son taux de montée ou la maturité de ses capteurs, dont certains (notamment les cameras) n'ont pas encore été intégrés sur le Global Hawk.

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