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Défense
Le casse-tête du HIL
Le casse-tête du HIL
© Air & Cosmos

| GBelan

Le casse-tête du HIL

« Air & Cosmos » s’invite dans un débat, celui du HIL, ou Hélicoptère interarmées léger. Une seule
voilure tournante pour en remplacer de multiples vieillissantes, en service. Le besoin est en cours d’expression et, d’ores et déjà, c’est un casse-tête pour l’Etat-Major des armées ! Si l’objectif est d’optimiser les flottes d’hélicoptères futures en jouant la carte de la cohérence entre armées, les besoins de chacun semblent dangereusement s’empiler…


Une opération d’armement majeure, avec au total, 180 machines livrable à partir de 2028, voir avant...  Les états-majors sont en train de rédiger la fiche de caractéristiques militaires provisoire, dite stabilisée (FCMS).
L’objectif est avant tout de remplacer des machines vieillissantes. Le Puma, la Gazelle ou l’Alouette III ont commencé leur vie opérationnelle à la fin des années 1960. Le HIl serait un achat groupé, pour une maintenance et de la formation mutualisées. Ainsi, demain, la Marine ne disposerait plus que de deux types d’appareils : NFH90 Caïman et HIL ; l’armée de Terre, trois : Tigre,  NH90 Caïman, HIL, et l’armée de l’Air, deux : le Caracal H225M et le HIL.

 


Outre un achat rationalisé, les avantages de mutualiser des flottes d’hélicoptères, avec une MCO prédictive grâce à une plateforme unique, ont évidemment du bon sens. Mais…

Les besoins s'empilent... pour résumer brièvement: le HIL doit donc être suffisamment léger mais puissant pour devenir un hélicoptère d’attaque performant au profit des forces spéciales, tout en pouvant soulever une certaine charge  ; être adapté à l’embarquement, il faut qu’il soit évidemment traité anticorrosion, car il évoluera dans un univers salin. Il doit pouvoir être assez lourdement armé et être très rapide pour des missions MASA, mais aussi disposer de roues, avoir des pales et dérives repliables afin de pouvoir être manipulé sur un navire. Bref, des besoins multiples, parfois contradictoires. Une sorte de moutons à cinq pattes !

 


Afin de contenir les coûts, la plateforme doit être basée sur un hélicoptère civil en service, qui sera militarisé.  Les armées vont devoir piocher dans les gammes civiles. Et, très probablement, celle d’Airbus Helicopters.

Les prétendants sont  : le H125M, rustique, robuste, mais un peu trop léger. Le H145M ensuite  :  biturbine, il est malheureusement lui aussi issu d’une famille assez ancienne, mais continue d'afficher de belles prestations. Enfin, le favori  : le H160,  dernier-né de l’hélicoptériste européen, qui bénéficie de nombreuses avancées technologiques. Biturbine, il par contre plus lourd. Il a atteint la vitesse de 180 noeuds (plus de 330 km/h). Mais à 6 tonnes, peut-on réellement parler d'hélicoptère léger  ?   

 

Retrouvez demain en kiosque, un dossier complet sur le HIL dans Air & Cosmos N°2498

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