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L’échec d’une fusée chinoise Longue Marche 4C confirmé © Sina Weibo

| Pierre-François Mouriaux

L’échec d’une fusée chinoise Longue Marche 4C confirmé

Dans la nuit du 22 au 23 mai, la Chine devait placer sur orbite basse un satellite de reconnaissance. Mais le troisième étage de son lanceur Longue Marche 4C a été victime d’une défaillance.

Il a fallu attendre une quinzaine d’heures avant que l’échec soit officialisé, malgré la diffusion sur les réseaux sociaux chinois de prises de vues de panaches de fumée significatifs dans le ciel de la base de lancements de Taiyuan, dans le nord-est de la Chine.

Une fusée Longue Marche 4C avait été lancée quelques minutes auparavant, le 23 mai à 6h49, heure de Pékin, soit la veille à 22h49 UTC. Elle devait placer sur orbite polaire basse le satellite de reconnaissance radar Yaogan 33, d’une masse inconnue.

Le troisième étage de la LM 4C aurait été victime d’une avarie, empêchant la satellisation et provoquant le retour sur Terre du lanceur et de sa charge utile.

 

Un lanceur fiable.

Construit par l’Académie de technologie du vol spatial de Shanghai (filiale de la Société de sciences et technologies aérospatiales de Chine), le lanceur LM 4C a été utilisé à 24 reprises depuis avril 2006. Il est équipé de trois étages à ergols liquides (peroxyde d'azote et UDMH), et son dernier étage est réallumable. Sa capacité d’emport vers l’orbite héliosynchrone est de 2,9 t.

L’étage défaillant n’étant utilisée que sur la famille des Longue Marche 4, l’impact de cet échec pourrait être limité sur les prochains lancements chinois utilisant d’autres familles de lanceurs.

 

Précédents.

C’était la neuvième tentative de lancement orbital et le second échec chinois de l’année, mais le premier d’un lanceur Longue Marche – l’échec du 27 mars dernier revient à la société « privée » OneSpace, qui effectuait alors le vol inaugural de son petit lanceur OS-M1. La Chine n’avait pas connu d’échec de la Longue Marche depuis la seconde mission de la LM 5, le 2 juillet 2017.

Le précédent (et unique) échec d’un LM 4C, lui, remonte au 31 août 2016, à l’occasion de l’envoi sur orbite basse d’un autre satellite de reconnaissance radar, Gaofen 10.

Chine Echec LM4C Longue Marche

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