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Défense
L’ALAT part en mer
L’ALAT part en mer
© V. Orsini/Marine nationale

| Jean Marc Tanguy

L’ALAT part en mer

Ni le BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement) Dixmude ni la frégate Aconit n’embarquent d’hélicoptères de la marine, dans le cadre de la campagne Jeanne d’Arc qui a quitté Toulon vendredi après-midi. La faute au haut niveau d’engagement de la marine en ce moment, et à la disponibilité toujours insuffisante des voilures tournantes marine. Le déficit en moyen de ce type serait plus ou moins de 50%.

L’ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre) va donc apporter, avec 4 engins (deux Gazelle Viviane et deux Puma) la capacité aérienne du BPC. Une Gazelle pourrait aussi séjourner ponctuellement à bord de l’Aconit.
L’embarquement d’hélicoptères de l’ALAT est récurrent à bord de navires de la marine : déjà des Gazelle (du 1er RHC) avaient participé à l’opération de reprise de la rançon du Ponant, en 2008, sur le sol somalien. Les forces spéciales du 4e RHFS s’étaient aussi déployé de la même façon depuis le Mistral, en 2012, un an après les opérations de Libye, qui avaient vu un groupe aéromobile d’une vingtaine d’engins embarquer à bord des Mistral et Tonnerre.

Pour le personnel de l'ALAT, cette campagne de près de cinq mois est aussi une bonne occasion de former les jeunes, pilotes ou personnel de soutien, aux opérations sur BPC, constate le capitaine P., chef du détachement formé par le 3e RHC. Les 40 personnels se décomposent en navigants (un équipage par machine), mécaniciens sol, et renfort en personnel de pont d’envol.
Afin de faire tourner le personnel, une relève sera réalisée au bout de deux mois.
Entre autres, ce détachement pourra participer à un entraînement à l’évacuation de ressortissants prévu à Djibouti, ou encore, à deux créneaux de lutte contre la piraterie.

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