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La Terre dans l’oeil de Thomas Pesquet #7 : la Sardaigne
La Terre dans l’oeil de Thomas Pesquet #7 : la Sardaigne
© Twitter/@Thom_astro - ESA/NASA

| Gilles Dawidowicz

La Terre dans l’oeil de Thomas Pesquet #7 : la Sardaigne

Depuis son arrivée à bord de la Station spatiale internationale, le 17 novembre dernier, Thomas Pesquet réalise de splendides clichés de la Terre, qu’il diffuse sur les réseaux sociaux. Ici, l’étang de Cabras, en Sardaigne.

Le 24 janvier 2017, Thomas Pesquet a posté cette vue de l’étang de Cabras, en Sardaigne, avec le commentaire suivant : « Parfois je découvre des pépites en triant mes photos… Comme cet étang en forme de canard sur la côte ouest de la Sardaigne (étang de Cabras, golfe d'Oristano) !! »

L’image a été prise depuis l’ISS le 2 janvier dernier, à l’aide d’un Nikon D4 équipé d’un téléobjectif de 1 150 mm. Nous sommes au milieu de la côte occidentale de la Sardaigne, sur l’étang de Cabras, dans la partie nord du Golfe d’Oristano. Le nord est vers le bas de l’image.

Outre sa forme en canard qui n’a pas échappé à notre astronaute national, cet étang est l'une des zones humides les plus importantes de Sardaigne. Alimenté par le Riu de Mare Foghe (sur la « queue » du canard et à gauche sur la photographie, mais en fait au nord-est de l’étang) et par le Riu Tanui (sur la « tête » du canard, mais en fait au sud-sud est de l’étang), il communique avec la mer de Sardaigne au travers de canaux naturels et artificiels. Il est frappant de constater comme c’est souvent le cas pour les étangs, la différence de couleurs des eaux d’avec celles de la mer. Les eaux de l’étang sont mêmes plus saumâtres que celles des rivières qui s’y jettent.

Le zoom permet de constater que la région est agricole. Les parcelles sont bien délimitées. Quant au bâti, on trouve facilement la ville de Cabras (sur la « tête » du canard) et les communes de Nurachi, Riola Sardo et Baratili San Pietro (vers la « queue » du canard). A la pointe du « bec » se trouve une petite marina, le Porto di Marina di Torregrande avec quelques pontons bien identifiables.

Enfin, tout à la droite de l’image, on reconnaît une zone de lagune ou un marais maritime séparé de la mer par un fin cordon littoral : c’est une zone protégée nommée Area Marina Protetta Penisola del Sinis - Isola di Mal di Ventre. Souvent constitué de sable fin, ce type de cordon assez fragile, se modifie naturellement face aux assauts de la mer lors des tempêtes par exemple…
 

Gilles Dawidowicz est géographe, président de la commission de Planétologie de la Société astronomique de France.

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