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03/04/2017 14:07 | Par ehuberdeau

Joint Warrior : Un ATL2 en Ecosse

Deux fois par an, les forces armées britanniques organisent les exercices "Joint Warrior". Cet entrainement à dominante navale réunis des éléments des forces armées d'Europe du nord (Allemagne, Norvège, Pays-Bas, Belgique…) ainsi que des représentants des Etats-Unis et du Canada. L'objectif est de mettre en place des scénarios complexes et réalistes en réunissant des moyens importants. Le nord de l'Ecosse offre de bonnes conditions pour s'entrainer avec la possibilité de réaliser des exercices en haute mer comme en zone littorale en profitant de la côte découpé et des îles du l'ouest.

Des avions de patrouille maritime participent également à "Joint Warrior". Pour cette première édition de l'année 2017, le contingent de "Patmar" est plutôt réduit avec deux P-8A Poseidon de l'US Navy, un P-3 Orion allemand et un ATL2 français de la flottille 23F. Le double d'appareils participent parfois à "Joint Warrior". Ces appareils opèrent depuis la base aérienne de Lossiemouth au nord de l'Ecosse. Une base de la Royal Air Force qui accueillera prochainement les P-8 britanniques. 

Les équipages des ATL2 de l'aéronautique navale française connaissent bien cette base. La Marine Nationale participe le plus souvent possible aux deux éditions annuelles de "Joint Warrior". C'est aussi depuis cette base que les ATL2 opèrent lorsqu'ils sont mis à disposition du Royaume-Uni, privé de patrouille maritime depuis le retrait du service des Nimrod et en attendant l'entrée en service des P-8.

"Joint Warrior" permet aux équipages de Lann-Bihoué de s'entrainer à leur mission principale, le combat aéromaritime, eux qui sont très sollicités en opération pour des missions aéroterrestres.  Au dessus des flots, l'ATL2 peut réaliser des missions de lutte anti sous-marine (ASM), de lutte au dessus de la surface (LAS), de surveillance et de renseignement (ISR) ou encore de sauvetage en mer. 

Les équipages soulignent combien l'appareil est polyvalent. Si ceux préparent une mission spécifique avant de décoller, ils peuvent se re-configurer en vol très rapidement. Pour les différentes missions, l'ATL2 emploie la complémentarité de ses capteurs : radar, guerre électronique et optique (FLIR et vue). D'autres capteurs sont dédiés à la lutte sous la mer : le détecteur d'anomalie magnétique et les bouées acoustiques. Pour l'ASM et la LAS les objectifs des missions sont assez identiques : détecter, localiser, reporter et engager. 

Durant "Joint Warrior", deux forces navales s'opposent. Les avions de patrouille maritime sont attribués alternativement à l'une ou l'autre de ces forces. Ils sont en général placés sous le contrôle tactique d'une frégate de défense aérienne appartenant à cette force. L'exercice permet donc aussi de travailler l'inter opérabilité avec les forces navales alliées et de vérifier le bon fonctionnement des communications. 

L'exercice permet également d'évaluer le niveau des alliés. Les français constatent ainsi la montée en puissance des P-8A de l'US Navy. Les CP-140 Aurora canadiens sont considérés parmi les meilleurs "Patmar" au monde. La France de son côté conserve un important savoir faire mais la rénovation des appareils est très attendue. 

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