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Défense
Exclusif, Général Lanata : "Nous sommes engagés dans une course d'endurance"
Exclusif, Général Lanata : "Nous sommes engagés dans une course d'endurance"
© A. Jeuland Sirpa Air

| ehuberdeau

Exclusif, Général Lanata : "Nous sommes engagés dans une course d'endurance"

Le chef d'Etat Major de l'armée de l'Air, le général André Lanata répond cette semaine à Air & Cosmos en ouverture d'un dossier "spécial Armée de l'Air" de 69 pages d'interview et de reportages exclusifs .

Sans concessions, le CEMAA rappelle que "l'armée de l'Air est engagée aujourd'hui bien au delà des contrats opérationnels sur lesquels repose la construction de la LPM". Extraits :

A&C : Comment l'armée de l'air s'organise-t-elle pour durer avec autant de sollicitations sur le territoire national et en opérations extérieurs ?

Général André Lanata : L’armée de l’air est engagée aujourd’hui bien au-delà des contrats opérationnels sur lesquels repose la construction de la LPM. Cette situation résulte de l’évolution brutale du contexte sécuritaire. Aujourd’hui par exemple, ce surengagement correspond à trois théâtres au lieu d’un seul, au déploiement d’une vingtaine d’avions de chasse au lieu de douze, à la mise en œuvre de quatre bases aériennes projetées au lieu d’une.
Autres caractéristiques de ces engagements : leur durée (nos opérations ne connaissent pas de répit depuis plus de deux ans, une situation qui est appelée à se poursuivre), leur intensité (le rythme des frappes au Levant est d’une intensité sans précédent), la dispersion (les théâtres sur lesquels nous opérons ont la taille de continents entiers), leur dureté (les conditions climatiques ou d’engagement sont particulièrement rudes pour les hommes et le matériel). Par-dessus tout, l’armée de l’air rend hommage à ses morts et à ses blessés, autant de sacrifices qui témoignent de l’intensité des combats (…)

A&C : Le niveau actuel d'engagement peut-il avoir des conséquences négatives sur le long terme ?

Général André Lanata : Votre question rejoint ma réponse à la question précédente ! Oui bien sûr pour les raisons que je viens de vous donner. L’armée de l’air comme les autres armées a besoin de régénérer ses capacités : qu’il s’agisse des équipements ou de son personnel. Nous sommes engagés dans une course d’endurance. Notre ennemi ne nous laisse pas le choix : il faut durer, et pour durer il faut des muscles et de l’énergie. C’est mécanique ! A défaut comme un sportif c’est au mieux la crise d’hypoglycémie (…)

Retrouvez cet entretien dans son intégralité dans le numéro 2527S disponible en version numérique et dans les kiosques le vendredi 16 décembre 2016.

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