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Europe spatiale : premier bilan du Conseil de Lucerne
Europe spatiale : premier bilan du Conseil de Lucerne
© S. Corvaja - ESA

| Pierre-François Mouriaux

Europe spatiale : premier bilan du Conseil de Lucerne

Le Conseil Ministériel de l’Agence spatiale européenne vient de se terminer. Il a notamment entériné la poursuite du programme ExoMars 2020 et de la participation européenne à l'ISS jusqu'en 2024.

Les ministres en charge des questions spatiales au sein des Etats membres de l'ESA (22 pays européens, la Slovénie et le Canada) se sont réunis le 1er et 2 décembre à Lucerne (Suisse), deux ans après l'historique Conseil de Luxembourg, qui avait notamment décidé le lancement des programmes de lanceurs Ariane 6 et Vega C d'ici 2020.

Rendez-vous politique majeur régulier, le Conseil Ministériel de l’ESA constitue le lieu où sont votées les futures activités spatiales européennes et leur financement. La France était cette année représentée par Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.

Une enveloppe totale de 10,3 Md€.

Le Conseil s'est davantage inscrit dans la continuité, à l’image du programme-enveloppe d'observation de la Terre EOEP-5, qui va permettre la préparation des nouvelles générations de satellites Sentinel pour le programme Copernicus de l'Union européenne, et de nouveaux satellites dédiés au climat. Les quelques nouveautés sont la couverture des frais fixes du Centre spatial guyanais, la confirmation du développement du moteur à bas coût Prometheus pour les lanceurs du futur, la construction d’un deuxième module de service pour le vaisseau d'exploration Orion, et surtout le successeur du démonstrateur IXV -le Space Rider-, dont le premier vol est prévu en 2021. Très attendue enfin étaient le complément de 400 M€ pour la mission européano-russe ExoMars, et la poursuite de la participation à l’exploitation de la Station spatiale internationale jusqu’en 2024. Selon le communiqué du Cnes, cette dernière décision « témoigne de l’attachement de l’Europe, partenaire des Etats-Unis, de la Russie, du Japon et du Canada, à l’exploration humaine du système solaire dans un cadre international, alors que l’astronaute français de l’ESA, Thomas Pesquet, séjourne pour six mois à bord de la station. »

L'ensemble de ces programmes représente un investissement de 10,3 Md€.

L'Europe qui gagne.

Si l'ensemble des projets n'a pas été validé, le sentiment général ressemble à une certaine satisfaction, à l'image de la déclaration de Thierry Mandon a déclaré « La France, par son engagement dans la totalité de ces programmes et par sa capacité à fédérer les énergies européennes, a confirmé son rôle de premier contributeur de l’Europe spatiale et a contribué à mettre l’Europe spatiale au meilleur niveau mondial. Je remercie particulièrement le Cnes, dont le rôle dans le succès de cette conférence a été déterminant. Grâce aux efforts de tous, l’Europe qui gagne est en orbite ! »

 

 

 

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François.Domerc | 10/12/2016 02:03

Que de satisfactions de nos grands politiques, c'est pour quand les vols habités européens ? en 2222 ?????

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