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Industrie
EADS et Airbus réévaluent commandes et livraisons pour 2013
EADS et Airbus réévaluent commandes et livraisons pour 2013
© B Huber - EADS

| Guillaume Lecompte-Boinet 589 mots

EADS et Airbus réévaluent commandes et livraisons pour 2013

Le groupe européen, qui prendra le nom d’Airbus Group à partir du 1er janvier prochain, dégage de bons résultats au terme des neuf premier mois de son exercice 2013 (voir tableau ci-dessous). Et cela grâce essentiellement à Airbus Commercial, la division avions commerciaux du constructeur. Le groupe européen a presque triplé ses prises de commandes sur les neuf premiers mois, portant le carnet de commandes total à un niveau record de plus de 642 milliards d’euros.

 

Du coup, EADS a modifié certaines de ses prévisions pour 2013 : il table sur 1200 commandes brutes d’Airbus au lieu d’environ 1000 (ce chiffre est largement dépassé au 30 septembre), et 620 livraisons d’avions, au lieu de 600-610. Airbus talonnera Boeing, dont la prévision est dans une fourchette de 635-645 avions commerciaux.

 

Par contre, en raison de la « baisse des livraisons d’A380 et sur la base d’un taux de change de 1€ pour 1,35$, le chiffre d’affaires (du groupe) devrait enregistrer une croissance modérée en 2013 ». EADS table sur un Ebit de 3,5 Md€, et sur un flux de trésorerie disponible – après financement-clients et avant acquisitions – désormais négatif de 1,5 Md€. Toutefois la trésorerie brute au 30 septembre est confortable à 12,5 Md€.

 

Meilleure rentabilité chez Airbus

Le volume d’affaires sur neuf mois d’Airbus a augmenté d’environ 10 % au 30 septembre, à 28,77 Md€, reflétant la hausse des livraisons civiles et, dans une moindre mesure, militaires. Mieux : l’Ebit a quasiment doublé passant de 844 M€ à 1,5 Md€, signe que les problèmes industriels sont mieux maîtrisés. L’impact des problèmes de micro fissures dans les pieds de voilure des A380 s’est élevé à 85 M€ sur les neuf premiers mois, sur la base de 25 livraisons.

 

Le programme A350XWB se poursuit « à un bon rythme », mais il a encore pesé sur les investissements du groupe (2,1 Md€). EADS confirme une mise en service pour le second semestre 2014, mais souligne que « toute modification du calendrier pourrait avoir un impact croissant sur les provisions ». Une petite phrase lourde de sens…

 

Evolutions contrastées dans les autres divisions

Les autres divisions du groupe ont connu des évolutions contrastées. Au chapitre des bonnes nouvelles, Astrium (qui intégrera la nouvelle division Airbus Defence & Space au 1er janvier) a connu une légère croissance de son chiffre d’affaires (4 Md€) et une progression de 8 % de son Ebit à 205 M€.

 

Par contre, Eurocopter a vu son Ebit reculer de 21 % à 217 M€, refletant un mix moins performant des ventes d’hélicoptères (312 livraisons au 30 septembre) et la baisse d’activité du Super Puma. Les commandes nettes d’Eurocopter sont en léger retrait avec 276 ventes contre 286 à la même période en 2012.

 

Enfin Cassidian a connu une quasi stabilité de ses ventes (3,5 Md€) mais grâce à « une bonne exécution des programmes », le résultat opérationnel progresse légèrement. EADS souligne toutefois qu’il doit encore évaluer les coûts induits par la restructuration de la future division Defence & Space. « Un point sera fait avant la fin de l’année », souligne Tom Enders, le président exécutif d’EADS.

 

Tableau récapitulatif (résultats au 30 septembre)

• Chiffre d’affaires : 40 milliards d’euros, + 7 %

• Ebitda : 3,48 Md€, +20 %

• Ebit : 2,14 Md€, + 36 %

• Résultat net : 1,19 Md€, + 36 %

• Prises de commandes : 138,17 Md€, + 174 %

• Effectifs : 144 156 personnes, + 3 %

 

 

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