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Espace
Die Astronautin : une Allemande dans l’espace © Michaela Handrek-Rehle / Die Astronautin

| Pierre-François Mouriaux

Die Astronautin : une Allemande dans l’espace

Tandis que vient de démarrer la mission Horizons d'Alexander Gerst, l’initiative privée "Die Astronautin" se poursuit. Elle doit permettre à la première astronaute allemande de séjourner à bord de l’ISS fin 2020.

L’idée est partie du constat que les femmes représentent moins de 11 % du nombre total d’astronautes ayant tourné autour de la Terre à ce jour, que seules figurent trois Européennes, et que les 11 astronautes allemands qui ont été affectés à des missions depuis Ulf Merbold en 1983 sont uniquement des hommes.

Ainsi est né il y a deux ans en Allemagne le projet « Die Astronautin » (l’astronaute, au féminin en allemand). Son objectif est de former la première astronaute allemande pour une mission de recherche à bord de la Station spatiale internationale, afin notamment d’étudier les effets de la micropesanteur sur la physiologie et la psychologie des femmes. Mais surtout, il s'agit d'un moyen d'inspirer les jeunes filles et les femmes en Allemagne, et de promouvoir auprès d'elles les carrières liées à l'espace, les sciences, les mathématiques et la technologie.

 

Deux candidates en lice.

La première astronaute allemande serait ainsi lancée fin 2020, à bord d'un siège payant sur Soyouz, Boeing CST-100 Starliner ou Dragon Crew de SpaceX. Sa mission permettrait de mener des recherches en physiologie, en physique, en géosciences et sur le climat.

Aujourd’hui, deux candidates sont sur les rangs : Insa Thiele-Eich (@astro_insa), une météorologue de 35 ans (fille de l'astronaute allemand Gerhard Thiele), et Suzanna Randall (@astrosuzanna), une astrophysicienne de 38 ans. Elles ont pu effectuer des vols paraboliques, à bord d’un Il-76 russe ou de l'A310 de Novespace, et préparent leur licence de pilote privé, en attendant de démarrer un programme d’entraînement plus poussé en 2019 : stages de plongée, nouveaux vols paraboliques, et séances de travail dans les maquettes de modules de l'ISS, à Brême, en France et aux Etats-Unis.

 

Engouement.

Une première campagne de financement participatif a permis de récolter plus de 68 000 € en 2017, mais la route est encore longue avant de pouvoir espérer s’envoler vers l’ISS : il faut rassembler, au bas mot, un budget de 30 M€.

En attendant, l’initiative a au moins le mérite de susciter un grand engouement outre-Rhin et une jolie couverture médiatique, démontrant aux jeunes filles et aux femmes que l’espace ne leur est pas fermé.

 

Retrouvez le détail du projet dans le n°2600 d’Air & Cosmos, paru ce 22 juin 2018.

 

Claudia Kessler Die Astronautin HE Space Insa Thiele-Eich ISS station spatiale internationale Suzanna Randall

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