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Défense
Défense : Royal Blackhawk laboure l'inter-allié et l'interarmées
Défense : Royal Blackhawk laboure l'inter-allié et l'interarmées
© Jean-Marc Tanguy

| Jean-Marc Tanguy

Défense : Royal Blackhawk laboure l'inter-allié et l'interarmées

A l'origine, Royal Blackhawk n'était qu'un exercice réglementaire du 1er régiment d'artillerie. Mais, il a pris, dès la première édition, une épaisseur particulière par sa présence internationale.

Hélicos, avions de combat et même ATL2

A l’origine, Royal Blackhawk n’était qu’un exercice régimentaire du 1er régiment d’artillerie, et il y a huit ans, dès la première édition, il avait pris une épaisseur particulière par sa présence internationale. Rebelote cette année avec huit hélicoptères de la 12e combat aviation brigade de l’US Army venus d’Allemagne (2 UH-60, 2 CH-47 et 4 AH-64), des équipes JTAC (joint terminal attack controller, en charge du guidage des effecteurs) françaises, belges et britanniques. Pour un volume d’environ 400 participants, avec les appuis venus de régiments de l’est de la France, du 1er régiment d’hélicoptères de combat (2 Caïman, 2 Tigre). Les chasseurs de Nancy et Saint-Dizier ont aussi participé, avec, le 21 après -midi, un ATL2 de la flottille 21F de la marine.
 

Lance roquettes par tous temps

Difficile en si peu de temps d’intégrer les déclinaisons de la vision stratégique du CEMAT, sur la haute intensité. La prise d’un village de combat, le 21 octobre, s’est d’ailleurs conduite avec un rapport favorable en effectifs de 3 contre 1. Mais c’est la tendance qui compte : édition après édition, le réalisme s’accroit, et c’est tout l’intérêt du 1er RA, dont le matériel majeur, le lance roquettes unitaire (LRU), capable de frapper par tous temps à 80 km de distance, est un des éléments par excellence de la haute intensité. Les hélicoptères de l’US Army le sont aussi : plus auto-protégés que leurs camarades français, avec une bien meilleure capacité d’emport en passagers sur Chinook que sur Caïman. 

Sahel et Liban

L’un des CH-47 a d’ailleurs illustré la capacité d’emport d’une pièce de mortier de 120 mm dans sa soute, avec une quinzaine de servants et d’éléments de protection. Le Caïman ne peut toujours pas le faire, le plancher d’origine est trop fragile, même si une étude vise à pouvoir le réaliser, à terme. Les artilleurs du 1er RA le savent, leur LRU aura son heure, même si, enfant de la guerre froide, il n’a connu que peu d’engagement : au Sahel, avec une dizaine de roquettes tirées. Pour autant, le régiment maintient des personnels en auto-relève au Sahel pour la protection des FOB, et au Liban, pour la contre-batterie avec le radar Cobra : il reste, plus que jamais, au coeur des opérations.

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