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Défense : comprendre les enjeux autour du SCAF
Défense : comprendre les enjeux autour du SCAF
© Dassault Aviation

| Yann Cochennec 1483 mots

Défense : comprendre les enjeux autour du SCAF

Dans une tribune publiée sur le site de l'IRIS, son directeur adjoint, Jean-Pierre Maulny, fait une analyse des enjeux franco-allemands autour du programme de défense SCAF.

La coopération franco-allemande sur le système de combat aérien futur (SCAF) semble mal engagée : on parle de pillage de la technologie française détenue par Dassault, des Allemands qui pourraient partir seuls pour fabriquer le démonstrateur : qu’en est-il ? Le point avec Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’IRIS.

Comment comprendre cette situation ?

Il faut tout d’abord bien comprendre les données du problème

Une coopération en matière d’armement ce n’est jamais simple, il faut que les intérêts des États et des entreprises soient préservés. Si l’on ne prend en compte que les Français et les Allemands, cela fait quatre acteurs : l’État français, l’État allemand et les entreprises Dassault et Airbus. Si on ajoute les acteurs espagnols, cela fait six avec l’État espagnol et l’entreprise Indra. Et il faut ajouter les entreprises de rang majeur comme Thales en France ou Safran et MTU pour les moteurs.

Aujourd’hui, ce qui est en jeu, c’est la signature de l’accord pour la phase 1B du programme, celle qui verra la fabrication d’un démonstrateur. À ce stade, même s’il n’y a pas d’accord à trouver pour la phase de fabrication, des technologies importantes sont en jeu : celles que l’on va utiliser pour développer le démonstrateur, ce que l’on appelle le background dans le jargon des droits de propriétés intellectuelles, et celles que l’on va développer, ce que l’on appelle le foreground. Et c’est là que se situent les difficultés actuelles. Dassault considère que le background qu’il détient et qui servira à développer le futur SCAF constitue la richesse technologique de l’entreprise. C’est ce qui fait la valeur de Dassault qui ne veut donc pas céder son background. C’est un point de vue qui est légitime.

L’État allemand considère qu’il va payer pour financer une capacité militaire, mais que s’il n’a pas accès à ce background, il ne pourra pas redévelopper ce matériel. Il aura acquis un objet, mais il n’en aura pas la maîtrise. C’est un point de vue qui est également légitime.

La question des droits de propriétés intellectuelles, ce que l’on appelle les IPR (Intellectual Property Rights) a toujours été une question difficile, car les intérêts des États et des industriels sont toujours objectivement contradictoires, même quand on est dans un cadre national sans coopération, et quand il y a plusieurs États et plusieurs industriels comme c’est le cas avec le SCAF, c’est encore plus compliqué.

On peut prendre l’exemple de la technologie développée en commun dans le domaine des missiles dans le cadre franco-britannique et avec MBDA. Cette coopération est toujours citée comme l’exemple de ce qu’il faut faire : l’entente est bonne avec les Britanniques, il y a une seule entreprise, en l’occurrence MBDA. Et pourtant, au début de la coopération franco-britannique dans le cadre de Lancaster House, il a fallu six mois pour trouver un accord sur la question du partage des IPR dans le cadre de l’accord sur le MCM ITP missiles (Materials and Components Missiles, Innovation and Technology Partnership).

Y a-t-il une solution ou cette coopération risque-t-elle d’échouer ?

Il faut espérer que cela n’échoue pas. Un accord sur les IPR est toujours un compromis. C’est une question juridique. Si on revient aux termes de la question à régler, Dassault détient des droits sur les IPR. Les technologies développées par cette entreprise fondent sa richesse : elles ont donc un prix et ne peuvent être cédées sans forme de procès sous peine de mettre en cause la compétitivité future de Dassault. Mais en même temps, ce sont les citoyens qui financent les technologies qui ont été développées puisque ce sont les États qui financent la recherche et technologie des entreprises de défense que ces citoyens soient français ou allemands. Et la défense c’est la sécurité des citoyens, ce ne peut être uniquement une affaire d’intérêts privés. Il faut donc trouver une solution juridique à ce dilemme, qui sera nécessairement une solution de compromis en prenant exemple sur les solutions qui ont pu être trouvées dans d’autres cas de figure et sachant aussi qu’on ne peut déroger au principe adopté lors du conseil des ministres franco-allemand du 13 juillet 2017 qui veut que la France ait le leadership pour piloter le projet du SCAF et que l’Allemagne a le leadership pour piloter le projet du MGCS.

Le problème est qu’aujourd’hui, les Cassandre de tous bords sont à l’œuvre. Le débat, relayé par certains médias des deux côtés du Rhin, est parfois presque caricatural comme s’il n’y avait que de gentils Français et des méchants Allemands ou de méchants Français et des gentils Allemands selon la rive du Rhin où on se situe. La coopération franco-allemande dans le secteur industriel de défense est faite de méfiance et d’incompréhensions qui s’ajoutent aux difficultés de nature objective qui existent sur la question du partage des IPR. Cela crée un mélange explosif. Il y a un an avec mon collègue allemand Christian Mölling de la DGAP, nous avions écrit un long article sur ce sujet. Nous avions en tête les projets que nous devions conduire dans un cadre franco-allemand, le SCAF et le MGCS, et nous redoutions ces écueils. Cet article n’était pas à la gloire de la coopération franco-allemande et soulevait toutes les difficultés à surmonter. Il donnait les clés de compréhension de ces écueils et par là même indiquait la méthodologie à suivre pour éviter des échecs sur le SCAF et le MGCS. Nous avions écrit cet article en parfaite intelligence, chacun avec son background culturel, l’un français, l’autre allemand, et nous nous étions trouvés en accord sur tout. Je pense que c’est un exemple à suivre.

Pourquoi la réussite de la coopération sur le SCAF est-elle absolument indispensable ?

La solution la plus simple serait bien sûr de revenir à un programme national. Et, là aussi, les arguments de part et d’autre du Rhin sont d’une simplicité biblique. « Nous réussirons, car nous sommes les meilleurs » ou « nous réussirons, car nous avons l’argent » ou « nous réussirons, car comme cela nous sauvegarderons nos emplois ». Faites votre choix : ces arguments invoqués sont plus simplistes que simples, mais ils ne disent pas la vérité à nos citoyens.

Il y a trente-six ans maintenant, François Mitterrand écrivait à son homologue Helmut Kohl pour regretter l’échec de l’avion de combat européen et il posait les conditions d’une coopération future dans le domaine aéronautique militaire. Il semblerait qu’il n’ait pas été bien entendu, et ce alors qu’encore plus qu’il y a trente-six ans, nous avons besoin de cette coopération, pour au moins trois raisons :

Aucun de nos pays n’a la capacité de financer seul un tel équipement dans le futur. Une compétition destructrice entre nos industriels conduirait à la disparition de nos capacités industrielles aéronautiques militaires ;

L’échelle de l’enjeu de cette coopération sur le SCAF n’est pas franco-allemande ou franco-allemande-espagnole ; elle n’est même pas européenne, mais mondiale. Le SCAF est un élément essentiel au plan politique et industriel de la capacité européenne aéronautique future dans la défense. Il est donc de ce fait un instrument essentiel de l’affirmation de l’Union européenne sur la scène internationale, et ce au moment où le monde est en train de se structurer autour d’une confrontation entre la Chine et les États-Unis. Il est indispensable que l’Union européenne puisse exister face à cette confrontation sous peine de devenir un acteur subalterne des relations internationales. Dans ce contexte, l’échec du SCAF serait perçu comme l’échec de l’affirmation de l’Union européenne. Ce serait donc très grave alors qu’on a vu ces dernières années que la France et l’Allemagne ne peuvent avoir seules une influence significative dans le cours des évènements internationaux ;

Pour le moment, nous vivons sous une règle où on dépense sans compter pour faire face à la crise du Covid-19 et certains prônent donc la relance par les dépenses de défense dans un cadre national. Or, on a vu que cette politique, adoptée après la crise de 2008, outre qu’elle n’est soutenable que sur quelques années alors qu’un programme d’armement dure quarante ans et plus, conduisait à tuer la coopération en matière d’armement. Une telle politique serait donc contraire à toutes les initiatives qui ont été lancées au niveau de l’Union européenne comme le Fonds européen de défense et tuerait donc dans l’œuf ces initiatives européennes qui visent à faire de l’UE un acteur qui compte sur la scène internationale.


Pour résumer, on voit donc que les solutions qui visent à mettre fin à la coopération sur le SCAF au profit de programmes nationaux, que ces solutions soient prônées à Berlin ou à Paris, sont des solutions qui sacrifient le long terme au profit du court terme. Ce que l’on attend de nos dirigeants, c’est qu’ils préparent le monde de demain, celui de 2050 et non leur chance d’être élu ou réélu lors des élections législatives allemandes de septembre de 2021, et présidentielles françaises de mai 2022. Il faut donc que Français et Allemands trouvent une solution de compromis et négocient avec transparence et avec des arguments rationnels pour la trouver.

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Nicolas | 17/02/2021 13:25

Tout oppose les allemands et les français sur ce projet ! Logique purement industrielle et commerciale contre volonté politique française. Ca ne sert a rien de marier la carpe et le lapin. Ca serait une catastrophe pour l aéronautique française, de livrer ses secrets industriels à des partenaires en qui l on ne peut faire confiance, vu qu'il ne respectent pas leur accord de 2017

Nicolas | 17/02/2021 13:25

Tout oppose les allemands et les français sur ce projet ! Logique purement industrielle et commerciale contre volonté politique française. Ca ne sert a rien de marier la carpe et le lapin. Ca serait une catastrophe pour l aéronautique française, de livrer ses secrets industriels à des partenaires en qui l on ne peut faire confiance, vu qu'il ne respectent pas leur accord de 2017

Florian | 17/02/2021 13:55

Errare humanum est. Perseverare diabolicum.

VILLEREY Jean-Paul | 17/02/2021 14:02

J'étais germanophile, je ne le suis plus. Nos dirigeants se rendent-ils compte que l'Allemagne, de manière insidieuse, veut sa revanche des 2 guerres : l'Otan comme parapluie militaire, une industrialisation à outrance et une agriculture prédatrice, recourant au dumping social sans vergogne, une ouverture des frontières et l'abandon du nucléaire sans prévenir ses partenaires, une soumission à Erdogan sans garanties et donc aux Frères musulmans, une peur des russes justifiée par la crainte issue des massacres des Einsatzgruppen de son armée et autres Sonderkommando, un mépris quasiment non dissimulé des dirigeants allemands vis à vis des français justifiant de la sorte son leitmotiv de sinistre mémoire " Deutschland über alles"... Tout ceci, sans parler de son Atlantisme ouvertement affirmé, fait qu'il doit y avoir de notre part une méfiance structurelle et constante de l'Allemagne. Tournée vers l'économie à tout prix, la Germanie ne pense qu'à elle : " un pour tous, tout pour moi !" pourrait être sa devise. Il faut arrêter de rêver avec elle comme des bisounours et cesser d'être les idiots utiles de l'Europe germanisée. Relire De Gaulle, s'inspirer de sa POLITIQUE, de son ETHIQUE et de la SOUVERAINETÉ qu'il défendait pour la FRANCE. Voilà où nos réflexions doivent s'orienter avant de signer pour un marché de dupes. Vielen Spass !

Max | 17/02/2021 16:08

Les allemands et l'Eurodrone non armé. Ils ont 15 ans de retard alors que le Conflit de civilisations est à nos portes.

forêt10 | 17/02/2021 15:11

A la lecture de votre article et notamment sur votre affirmation : « Les Cassandres de tous bords sont à l’œuvre… » m’incite à réagir : Pour beaucoup de dirigeants politiques français , la coopération franco-allemande est considérée comme indispensable voire primordiale pour l’unité européenne. Le problème est que pour l’Allemagne, la coopération industrielle franco-allemande n’a d’intérêt que si elle permet aux industries allemandes d’atteindre l’autonomie stratégique nationale, et notamment de concevoir et fabriquer en autonomie un avion de combat moderne et performant, chose dont elle est incapable aujourd’hui. A ce titre il convient de rappeler la genèse de ces programmes car le SCAF n’est qu’une partie de l’Iceberg des coopérations franco-allemandes. Après son investiture en 2017, et conformément à ses promesses, Emmanuel Macron initia pas moins que quatre programmes de coopération franco-allemand : Outre le programme Eurodrone dont l’origine est antérieure, Paris et Berlin s’entendirent alors sur le programme SCAF (système de Combat Aérien du Futur) destiné à créer un avion de combat de nouvelle génération, le programme MGCS (Main Ground Combat System) pour un char lourd de nouvelle génération, le programme MAWS (Maritime Air Warfare System) pour la patrouille maritime et CIFS (Common Indirect Fire System) pour l’artillerie. Ces programmes, s’ils portaient sur des sujets très variés, avaient toutefois des points communs importants, comme une ambition technologique très élevée caractérisée par le terme « nouvelle génération » (NG) accolé à tous ces projets, et par voie de conséquence, un calendrier particulièrement long, avec une entrée en service initialement prévue entre 2035 (MGCS/CIFS) et 2040 (SCAF/MAWS). Comme on pouvait s’y attendre, l’enthousiasme initial se heurta rapidement à des arbitrages politiques et budgétaires, et les programmes MAWS et CIFS apparurent rapidement comme « secondaires » face aux deux super programmes SCAF et MGCS. Déjà, en 2020, Berlin annonça qu’une partie des avions de patrouille maritime P3 Orion en service dans les armées d’outre-Rhin seraient remplacés « prochainement » par des appareils neufs, avec une importante propension vers les P8 Poséidon de Boeing. Pour le programme CIFS côté allemand, Rheinmettall développe un nouvel obus permettant d’étendre la portée des Pzh 2000 au-delà des 80 km, le Assegai V-LAP, soit la portée recherchée par le programme CIFS. Cette coopération est de fait mise entre parenthèse… Parlons un peu du programme MGCS et de la première entorse aux accord initiaux : Au départ nous avions un partage 50/50 entre KMW et Nexter, mais très vite Berlin imposa Rheinmetall. Dès lors le partage industriel devint de fait : 3 piliers pour Rheinmetall, 3 piliers pour KMW et enfin le 3 derniers piliers pour Nexter soit 6 piliers pour l’industrie allemande et 3 piliers pour l’industrie française, avec toutefois la « promesse de principe » que la charge industrielle serait bien équitablement répartie 50/50 entre la France est l’Allemagne.   Le SCAF maintenant : Ce qui s’est passé les 5 et 12 février 2021 ne sont que la suite, du travail de sape orchestré par le Bundestag et la Chancelière Angela Merkel. Il y quelques mois, juste avant le vote pour l’obtention des premiers crédits, ce fut le pilier propulsion du programme SCAF, qui devait initialement être piloté par le français Safran, qui fut contraint d’être piloté à part égale entre Safran et l’allemand MTU (tristement célèbre pour son incompétence notoire, dans le programme A-400) par l’entremise d’une co-entreprise crée spécialement à cet effet. Il faut rappeler également que Berlin a tout fait pour évincer Thales (excusez du peu) d’être le leader d’un des piliers du programme SCAF, au profit d’Hensoldt et Indra. il y a quelques semaines Berlin exigea d’avoir accès à l’ensemble des technologies embarquées dans le programme, y compris celles émanant de brevets et de savoir-faire industriels antérieurs à celui-ci, les autorités françaises étaient encore dans l’optique de trouver un compromis. Aujourd’hui (toujours avant un vote de crédit, phase 1B, du Bundestag) l’Allemagne exige qu’Airbus DS développe son propre prototype, l’équilibre industriel franco-allemand serait cette fois totalement déstabilisé en faveur de Berlin, qui aurait la main mise sur la quasi-totalité des piliers des piliers là ou Paris serait presque marginalisé, tout en fournissant un grand nombre de technologies critiques aux industries allemandes. Nous obtenons donc aujourd’hui 1,5 pilier du programme SCAF pour la France et 4 piliers et demi (4,5) du programme SCAF, et un pilier pout l’Espagne (en fait le pilier qui devait logiquement revenir à Thales). Et il n’y a aucune raison que la « Salamitaktik » ne continue pas, au contraire, à chaque concession française, le Bundestag continuera d’avancer ses pions, car : Airbus DS va concevoir un démonstrateur sur la base des technologies qu’ils maîtrisent, et des exigences principales de son client, la Luftwaffe, là ou Dassault développera un appareil répondant aux exigences de l’Armée de l’Air et de l’Espace, mais également des Forces Aériennes Stratégiques, et de l’Aéronautique Navale française. De toute évidence, le prototype allemand fera face à moins de contraintes que son homologue français, avec à la clé un possible écart de coût justifiant soit la division du programme, soit son éclatement… et ainsi de suite.

FORABOSCO | 17/02/2021 15:13

Dès le début, il était évident que les allemands n'allaient pas être corrects et tout faire pour tout faire pour réduire la part française du programme. Ils ne maîtrisent pas certaines technologies comme la motorisation par exemple ? Ils imposent que MTU prenne plus de place dans conception des moteurs.! En fait, ils ne supportent tout simplement pas que les français soit les maitres d'oeuvre. et ils sont prêts à toutes les bassesses. A ce stade, ce n'est plus de la coopération, c'est du pillage technologique. Il ne serait même pas étonnant que toutes les nouvelles technologies développées pour le SCAF soient "vendues" aux américains par les allemands. Pourquoi avoir choisi de coopérer avec eux ? La France était capable de développer ce programme seule, cela aurait coûté cher mais nous aurions eu le SCAF parfaitement adapté à nos besoins. Il va falloir que le gouvernement français mette un terme à toute cette hostilité allemande

KOUDLANSKI | 19/02/2021 18:35

100 % d'accord le Scaf serait Franco-Français ,on aurait déjà avancé , voir même en Franco-Anglais.

Slim | 17/02/2021 23:54

Cette article en essayant de mettre les acteurs dos à dos méconnaît la puissance des intérêts nationaux Des intérêts industrielle, personne ne peut accepter de donner gratuitement des fruit de recherches qui ont coûté des milliards Ou si non c'est du racket

Jean-Michel CUCHET | 18/02/2021 18:54

article sur SCAF transmis par AORA News

Jean-Michel CUCHET | 18/02/2021 18:56

article sur SCAF transmis par AORA News

Mathieu | 19/02/2021 10:43

Il faut d'abord une armée Européenne. Alors nous pourrons collaborer, améliorer la défense de tous, et réduire les budgets nationaux. Collaborer sans armée commune n'est pas évident. Secrets, peurs, manques de confiance..... toutes les faiblesses humaines classiques

christ56 | 19/02/2021 20:50

toute entente est impossible avec l allemagne. il y voit une sorte de revanche. airbus bascule de plus en plus cote allemant alors que l apport francais est plus important.il n apporte jamais rien, regardez les sous marins et le chantage sur le tigre. il pousse a un accord europeen avec la chine a leur seul avantage, de meme le second gazoduc russes. alors qu ils ont descendus les projets de sarkho en mediterannee. faut bloquer leur projets, autrrment le diktat germain va s intendifier. et surtout ne pas leur proposer d accords sur notre siege au conseil de securite et notre nucleaire. cessez de rever. l allemagne s est construit sur le dos de la france. et ils veulent continuer. ca suffit

patrico | 24/02/2021 16:15

Pour répondre a vous tous qui étes quasi unanimes, je dirais que, -Il n y aura jamais de "Défense Européenne" il n y qu'a voir au sahel qui est sous le feu ! - et puis pour moi et avec une certitude primordiale, comme le SCAF n est pas pour demain et que les autres puissances s'en réjouissent, il nous faut a nos Armées un drone figther MALE voir HALE, effecteur connecté de derniére génération Xtrem-novateur ! Comme ceux en aux USA, GB, Russie, Chine ....Australie... Je le répète depuis longtemps, c est une urgence, et, Dassault et ses partenaires Français voir Italiens peut le créer et le construire en solo ! cela ne plaira pas aux Allemands certes mais dans le domaine de la Défense qui veut plaire à ses voisins ?

Alain Josserand | 24/03/2021 19:43

Aerospatiale était une entreprise française. Aujourd'hui le tropisme d'Airbus est allemand. La vérité est que les allemands sur ce sujet nous méprisent et veulent avoir la maîtrise d'ouvrage à la place se Dassault. Nous allons assister à la fin d"une époque. Et si on avait fait cela plus tôt, nous aurions pu leur acheter des eurofighters. On aurait economisé le coût de développement du rafale et les déplacements de porte-avions. Je pense que cet article est très naïf et très mauvais dans ses conclusions.

Frederic B. | 07/04/2021 12:01

Qu'aurions nous eu à y gagner en achetant des EFA en guise de défense aérienne? Economiser le développement du Rafale? Ok alors autant demander à Dassault de disparaitre. A moins que vous ne soyez pro-allemand, acheter sur étagère ce genre d'équipements alors que nous avons les capacités de bureau d'étude, c'est se faire harakiri. La défense est l'un des rares domaines ou nos entreprises peuvent vendre leur valeur ajoutée d'un niveau équivalent ou supérieur au meilleurs du monde.

Frederic B. | 07/04/2021 12:01

Qu'aurions nous eu à y gagner en achetant des EFA en guise de défense aérienne? Economiser le développement du Rafale? Ok alors autant demander à Dassault de disparaitre. A moins que vous ne soyez pro-allemand, acheter sur étagère ce genre d'équipements alors que nous avons les capacités de bureau d'étude, c'est se faire harakiri. La défense est l'un des rares domaines ou nos entreprises peuvent vendre leur valeur ajoutée d'un niveau équivalent ou supérieur au meilleurs du monde.

Thingvallavatn | 07/04/2021 16:17

J’ai habité 40 ans à Strasbourg et j’ai eu l’occasion de collaborer avec des allemands qui sont devenus des “amis”. J’étais alors profondément germanophile. Mais j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de constater que ces amis allemands semblaient faire un complexe d’infériorité par rapport au français. Le problème venait alors du fait que l’Allemagne était encore coupée en deux. Chaque fois que nous abordions le sujet, ils me disaient être persuadés que jamais les français n’accepteraient une réunification de leur pays. Et pourtant c’est fait. Et j’ai senti depuis que nos rapports changeaient jusqu’à ressentir un mépris de leur part pour tout ce qui est français. Ils attendent en effet l’occasion de prendre un jour leur revanche sur les humiliations qu’ils ont subies, spécialement lors de la deuxième guerre, ou l’armée allemande avait écrasé de façon fulgurante, l’armée qui à l’époque était considérée comme la première du monde. L’Europe, par ailleurs, n’a jamais voulu exister. Depuis des années je me demande pourquoi il n’existe pas d’équipes Olympiques européennes. Cela aurait été le meilleur moyen pour que les peuples se sentent unis sous un même drapeau. A ce sujet mes amis allemands m’ont toujours répondu “ça ne sera jamais possible”. Pendant des années, je me refusais à voir la réalité. Et ce ne sont pas les sympathiques projets Erasmus qui ont changé quoi que ce soit au problème. Il faut s’y faire, l’Europe n’existe pas et les militaires allemands n’accepteront jamais d’obéir à des français. Le régiment franco-allemand n’a d’ailleurs jamais dépassé le stade du défilé du 14 juillet

Thingvallavatn | 07/04/2021 16:17

J’ai habité 40 ans à Strasbourg et j’ai eu l’occasion de collaborer avec des allemands qui sont devenus des “amis”. J’étais alors profondément germanophile. Mais j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de constater que ces amis allemands semblaient faire un complexe d’infériorité par rapport au français. Le problème venait alors du fait que l’Allemagne était encore coupée en deux. Chaque fois que nous abordions le sujet, ils me disaient être persuadés que jamais les français n’accepteraient une réunification de leur pays. Et pourtant c’est fait. Et j’ai senti depuis que nos rapports changeaient jusqu’à ressentir un mépris de leur part pour tout ce qui est français. Ils attendent en effet l’occasion de prendre un jour leur revanche sur les humiliations qu’ils ont subies, spécialement lors de la deuxième guerre, ou l’armée allemande avait écrasé de façon fulgurante, l’armée qui à l’époque était considérée comme la première du monde. L’Europe, par ailleurs, n’a jamais voulu exister. Depuis des années je me demande pourquoi il n’existe pas d’équipes Olympiques européennes. Cela aurait été le meilleur moyen pour que les peuples se sentent unis sous un même drapeau. A ce sujet mes amis allemands m’ont toujours répondu “ça ne sera jamais possible”. Pendant des années, je me refusais à voir la réalité. Et ce ne sont pas les sympathiques projets Erasmus qui ont changé quoi que ce soit au problème. Il faut s’y faire, l’Europe n’existe pas et les militaires allemands n’accepteront jamais d’obéir à des français. Le régiment franco-allemand n’a d’ailleurs jamais dépassé le stade du défilé du 14 juillet

Gracovetsky Catherine | 18/06/2021 00:27

Il faut que les français cessent de distribuer nos technologies de pointe aux autres européens qui ne jouent pas le jeu de l'Europe. Le rafale est le plus belle exemple de réussite française. Continuons. Seul !!!

Jerome D | 24/06/2021 21:53

Bravo, tres bon article, tres bien écrit. continuez comme ça... ça fait toujours plaisir de lire de bons articles, avec qui plus est une vraie vision politique positive.

DURUPT | 27/06/2021 20:17

Vous prenez vos désirs pour des réalités, l'UE ne sert à rien qu'à ruiner notre pays !

DURUPT | 27/06/2021 20:09

Votre tribune est "EUROPE EUROPE", vous n'ètes pas sans savoir que les Allemands n'en veulent pas de votre Europe sauf pour nous vendre leurs machines et leurs voitures. Leur seul désire c'est de rester sous le parapluie de l'OTAN. Vous voulez quoi ? qu'ils refilent nos secrets technologiques acquis à grands frais aux US ? On va offrir tout ça à des gents qui se foutent de nous pour votre folie européiste! La solution est le RAFALE F4 ou F5 et un char de combat proche du LECLERC.

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