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Industrie

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Deuxième édition en progression

TECHNODAY APRÈS AGEN EN 2014, C'EST À à pAu que S'eST Tenue, Le 31 MARS, LA DeuXIèMe éDITIOn De TeChnODAy, ORgAnISéeÉée pAR AeROSpACe VALLey. une FORMuLe quI SeMBLe FAIRe SeS pReuVeS.

Avec plus de 550 visiteurs et 45 stands d'exposants sur 1 500 m² au palais Beaumont à Pau,Technoday a dépassé les chiffres de 2014 qui s'élevaient à 400 visiteurs et 25 exposants.Cette montée en puissance ne s'est pas faite au détriment de la qualité car la sélection a été poussée pour ne garder « que les pépites ». Le forum a mis l'innovation des entreprises en avant sur les stands, mais aussi dans le cadre de pitchs - présentations très rapides par les PME de leurs produits ou de leurs services.La volonté d'Agnès Paillard,la présidente d'Aerospace Valley, était de focaliser sur « la mise en marché d'innovations des entreprises du pôle », avec une démarche de plus en plus en aval. Le pôle a commencé par favoriser la R&D,avant de s'intéresser aux performances des PME et d'attaquer cet aspect de l'innovation. « On perçoit assez mal les difficultés des PME qui ont des innovations de rupture à les commercialiser. » Cette manifestation était aussi l'occasion, pour Agnès Paillard, de faire un bilan sur les dix ans d'activité du pôle en matière de R&D. En dix ans, il a généré 465 projets de R&D, dont 358 ont abouti. Ils ont été soutenus, ont reçu 468 M€ d'aides publiques, DR sur un total de 1 147 M€. De nombreux projets ont donné lieu à de la propriété industrielle. Ces 465 dossiers portaient pour les trois quarts sur l'aéronautique et les systèmes embarqués et un quart l'espace. Les PME ont été impliquées dans ces projets puisqu'elles ont engagé 296 M€ (170 M€ d'autofinancement et 126 M€ de cofinancements publics).Elles ont participé à hauteur de 29 % de l'ensemble des sommes en jeu et 35 % des projets ont été portés par elles. Grâce à 256 questionnaires qui ont été renvoyés au pôle, des éléments de retours d'expériences ont pu être collectés. 35 % des projets ont abouti à leur commercialisation ou à celle d'un service, et quand cela n'a pas été le cas, cela a débouché sur des améliorations de process. Deux recrutements ont été générés pour chaque projet et trois recrutements sont envisagés à terme pour la phase de commercialisation. Quant aux projets structurants, au nombre de 42, ils représentent un investissement de 2,2 Md€ sur dix ans.Très lucide,Agnès Paillard connaît bien les failles de la filière ASD. « Il faut rêver et notre filière fait encore rêver. Mais le fil conducteur doit amener jusqu'au produit. Nous avons une population d'ingénieurs, d'inventeurs et pas de business developers.Il faut qu'ils pensent aux débouchés, qu'ils aient une vision du client final, qu'ils soient persévérants et constants, même s'ils ont très envie de nouveautés », précise-t-elle.

INQUIÉTUDE. Reste que la recomposition de la carte des régions inquiète Agnès Paillard, qui se dit sceptique sur leur mode de fonctionnement, en raison des vastes territoires qu'elles recouvrent. AersopaceValley était déjà à cheval sur deux régions, ce qui lui permettait d'avoir une taille critique et des outils communs. « Cette taille critique, il ne faut pas la rediviser, la recloisonner. » Elle craint l'éloignement de la chose publique avec des présidents absorbés par les mécanismes de la fusion. « Toutes les entreprises d'Aquitaine ont vu un jour le président de la région débarquer chez elles. Elles ont pu dialoguer avec lui. C'est précieux pour les industriels et les élus. Un cluster, ça ne marche que si on peut se rencontrer. » Et force est de constater que le président de la région Aquitaine, pourtant très concerné par l'industrie, n'était pas là, pas plus que la présidente de Midi-Pyrénées.Tous deux s'étaient fait représenter. ¦ A Bordeaux, Claude Mandraut

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