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Début des services Galileo et deux contrats pour Thales Alenia Space © ESA

| Pierre-François Mouriaux

Début des services Galileo et deux contrats pour Thales Alenia Space

Hier, la Commission européenne a annoncé l’ouverture des premiers services du système européen de navigation par satellite Galileo. Parallèlement, Thales Alenia Space s'est vu attribuer deux nouveaux contrats liés à son développement et au support de

Après la mise à poste le 17 novembre de quatre nouveaux exemplaires à l'aide du lanceur Ariane 5, la constellation Galileo compte désormais 14 satellites FOC (Full Operational Capability), dont 8 sont d'ores et déjà opérationnels, et 3 modèles d’essais. Il en fallait au moins 10 pour lancer les services initiaux du système de navigation européen. C'est donc lors d'une cérémonie organisée le 15 décembre à Bruxelles, que la Commissaire au Marché intérieur et à l'Industrie, Elzbieta Bienkowska, a lancé les « services initiaux Galileo », avec un engagement de fiabilité et de disponibilité du signal, et l’assurance que les satellites et l’infrastructure sol sont opérationnels. Mais, si le service est encore partiel, il constitue d'ores et déjà « un achèvement majeur pour l'Europe, s'est félicitée Mme Bienkowska. Aucun pays européen n'aurait pu faire cela tout seul. C'est le résultat d'un effort commun pour concevoir et construire le système de navigation le plus précis du monde. »

Autonomie européenne.

Lancé par l'Union européenne en 1999, le programme Galileo a été déployé sous la responsabilité de la Commission européenne. Il s'appuie sur les compétences techniques de l'Agence spatiale européenne pour la conduite du programme, sur les compétences techniques de l'Agence spatiale européenne (ESA) pour le développement et le déploiement des systèmes, et sur l'Agence de la navigation par satellite européenne (GSA) pour l’exploitation de ces systèmes. Au niveau national, les programmes de navigation par satellites sont sous la responsabilité de la coordination interministérielle.

L'objectif de Galileo est de garantir une indépendance stratégique et économique pour l'Europe, et de concurrencer les autres dispositifs existants (le GPS américain surtout, mais également le Beidou chinois et le Glonass russe). Le système devrait être totalement déployé et opérationnel en 2020. Il offrira alors des performances totalement autonomes et améliorées en termes de positionnement, de datation et de sécurité du signal. « Galileo augmentera de dix fois la précision de la géolocalisation et c'est la prochaine génération de produits technologiques comme les voitures autonomes, les appareils connectés ou les équipements et services de la ville « intelligents » qui en profitera », a expliqué Maros Sefcovic, commissaire européen à l'Energie.

D'après la Cour des comptes, dans un référé adressé au Premier Ministre en janvier dernier, le coût total du programme, initialement chiffré à 4,6 Md€, dépasserait les 13 Md€ sur la période 1994-2020 (à diviser par 508 millions d'habitants au sein de l'Union européenne au 1er janvier 2015). La part de la France s'élèverait à 2,45 Md€.

Premiers services.

Selon le communiqué de presse du CNES, les services (gratuits) proposés par Galileo depuis hier sont les suivants :

  • navigation plus précise pour les citoyens avec l’OS (Open Service), pour les utilisateurs déjà équipés d’une puce Galileo à bord de leur véhicule ou sur leur smartphone (à ce jour, le seul smartphone compatible est l'Aquaris X5 Plus du constructeur espagnol BQ)

  • appui aux opérations d’urgence, avec le service SAR (Search & Rescue) le temps de localisation d’un appel de détresse étant maintenant ramené à moins de 10 minutes

  • meilleure synchronisation pour les infrastructures critiques, pour permettre une meilleure gestion des transactions financières, des télécommunications et des réseaux de distribution d’énergie

  • sûreté accrue pour les pouvoirs publics avec le PRS (Public Regulated Service) et de nouveaux outils, plus précis et sûrs, pour la protection civile, les services d’aide humanitaire, ou encore les douanes ou les forces de police.

TAS en support.

A l'occasion du lancement de ces services initiaux, deux nouveaux contrats ont été signés entre Thales Alenia Space, l'ESA et la GSA. TAS va couvrir les services d’ingénierie pour le développement de l’infrastructure Galileo d'une part, et le support pour le début des services opérationnels de ce système de navigation global d'autre part. Comme l'explique le communiqué de presse de TAS, « le contrat d'ingénierie concernant la phase d’exploitation des satellites viendra supporter le développement de l'infrastructure de Galileo, afin de fournir les premiers services à partir de 2017 et de les rendre pleinement opérationnels d'ici la fin 2020. Thales Alenia Space Italie aura en charge toutes les opérations de conception, de sécurité, d'intégration, d'inspection et de validation en orbite en soutien à l'ESA, tout en supportant également GSA pour la validation et la fourniture des services à partir de 2017. »

« Thales Alenia Space est également en charge de la conception et du développement du segment sol de mission ainsi que de la production de quelques composants clés (récepteurs de localisation et de gestion du temps), précise le communiqué. Concernant le segment spatial Thales Alenia Space fournit les antennes et les générateurs de signaux embarqués, produits et intégrés dans les usines de Rome et de L'Aquila. »

« Depuis 1997, Thales Alenia Space est un contributeur clé des programmes de navigation pour l’Europe, maître d'œuvre du système EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay System) et profondément impliqué au sein du programme Galileo », conclut le communiqué.

Les deux contrats, qui s'inscrivent dans la continuité de ceux déjà remportés en 2009, portent sur la période 2017-2020. Leur montant total s'élève à 180 M€.

 

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