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Défense
Crash Airbus A400M : l'enquête peut commencer © BA123

| Yann Cochennec

Crash Airbus A400M : l'enquête peut commencer

Les deux "boîtes noires" de l'Airbus A400M accidenté à Séville, samedi 9 mai, ont été retrouvées, ce dimanche 10 mai, et ont été confiées "au juge d'instruction en charge de l'enquête judiciaire", a indiqué le ministre espagnol des Travaux publics. L'analyse des données et paramètres contenus dans ces "boîtes noires" permettront de comprendre le scénario d'un accident qui a fait quatre morts et deux blessés graves. Employés d'Airbus Defence & Space, tous se trouvaient à bord de l'Airbus A400M qui réalisait son premier vol, une fois sorti de production.

Selon des informations toujours non confirmées, l'Airbus A400M a heurté une ligne à haute tension alors qu'il tentait un atterrissage d'urgence après que le pilote ait fait état d'une défaillance technique. Suite à l'accident, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Turquie ont annoncé l'immobilisation temporaire de leurs Airbus A400M déjà réceptionnés en attendant les résultats de l'enquête. L'exemplaire accidenté, le MSN23, était destiné aux Forces armées turques qui ont déjà pris livraison deux exemplaires.

La France a, par contre, décidé de maintenir les "vols prioritaires" de ses Airbus A400M. "La France dispose aujourd'hui de six Airbus A400M qui ont accumulé plus de 1 700 heures de vol de manière extrêmement performante", a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, en visite à Lorient en compagnie de son homologue espagnol. Il est vrai que la France est largement engagée en Afrique, un théâtre d'opérations dans lequel l'Airbus A400M joue un rôle crucial dans le ravitaillement et la logistique des troupes engagées sur plusieurs fronts.

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