0
Aviation Civile
Coronavirus : 150 à 200 Md$ pour le transport aérien mondial
Coronavirus : 150 à 200 Md$ pour le transport aérien mondial
© IATA

| Yann Cochennec

Coronavirus : 150 à 200 Md$ pour le transport aérien mondial

Devant une économie mondiale qui s'est mise en hibernation en raison de l'épidémie de coronavirus, l'IATA estime que le transport aérien mondial a besoin d'un soutien de 150 à 200 Md$.

Un scénario inimaginable il y a 15 jours

Devant l'accélération de l'épidémie de coronavirus en Europe et maintenant aux Etats-Unis, l'économie mondiale s'est mise en hibernation. Avec des conséquences dramatiques pour le transport aérien mondial qui a désormais besoin d'un soutien évalué de 150 à 200 Md$ de la part des Etats, estime le président de l'IATA, Alexandre de Juniac. Un scénario encore inimaginable il y a 15 jours. Contraintes de réduire drastiquement leurs vols et leurs capacités, les unes après les autres, les compagnies aériennes sont plus fragiles que jamais. Même les transporteurs américains qui depuis plus de cinq ans maintenant engrangent de très confortables résultats d'exploitation. A l'instar de Delta Air Lines qui a dégagé un bénéfice d'exploitation de 6,6 Md$ en 2019.

50 Md$ demandés aux Etats-Unis

Signe de la gravité de la crise, les compagnies aérienne américaines ont clairement demandé à l'administration Trump de mobiliser un fonds de soutien à hauteur de 50 Md$ sous la forme de subventions, de prêts et de baisse de taxes. L'IATA travaille désormais sur la base de son scénario le plus pessimiste qui table sur une fonte de 113 Md$ du chiffre d'affaires du transport aérien mondial en 2020, se traduisant par une perte globale d'environ 40 Md$ malgré des économies sur la facture en carburant-avion estimées à 30 Md$. En attendant, le transport aérien mondial est confronté à une crise de liquidités disponibles absolument vitales pour tenir les deux prochains mois avant que le trafic ne reprenne des couleurs.

Reports de livraisons et annulations

"Beaucoup de compagnies aériennes sont actuellement en train de repousser leurs livraisons d'avions, voire même d'annuler des commandes", indique le directeur général de l'IATA qui estime que la crise actuelle se traduira par "des faillites ou des regroupements encore plus importants afin de survivre". Et Alexandre de Juniac de demander que soient assouplies les règles européennes actuelles en matière de droits des passagers et notamment la règle EU261 qui oblige à des compensations en cas de retards et d'annulations de vols.

Répondre à () :


Captcha

| | Connexion | Inscription