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Comment les Etats-Unis cherchent à déstabiliser Airbus
Comment les Etats-Unis cherchent à déstabiliser Airbus
© Airbus

| La rédaction

Comment les Etats-Unis cherchent à déstabiliser Airbus

Un très curieux article du Wall Street Journal, repris par l'Agefi-Dow Jones, cherche à mettre en cause l'actuel président du groupe Airbus.

Selon le Wall Street Journal, repris par l'Agefi-Dow Jones, "des cadres du groupe aéronautique européen Airbus ont fait part de leurs préoccupations concernant des commissions payées à un certain nombre d'intermédiaires travaillant avec sa division hélicoptères, dirigée à l'époque par l'actuel président du comité exécutif de la société, Guillaume Faury, selon des documents internes liés à l'accord noué par Airbus pour mettre fin à des enquêtes de corruption en échange d'une amende de 3,6 Md€. "Des documents internes soumis aux enquêteurs dans le cadre de l'enquête et examinés par le Wall Street Journal montrent que les dirigeants d'Airbus ont également émis des inquiétudes sur des paiements aux intermédiaires au sein de la division hélicoptères du groupe", indique l'Agefi-Dow Dones.

"Au moment de l'examen interne, la division hélicoptères était dirigée par Guillaume Faury, qui a pris la tête du groupe Airbus l'année dernière. Selon les documents, les transactions suspectes sur les hélicoptères ont été signalées pour diverses raisons. Certains paiements aux intermédiaires sont apparus aux dirigeants comme excessifs par rapport aux commandes d'hélicoptères concernées, selon les documents. D'autres ont été signalés, selon les documents, car les dirigeants soupçonnaient que les audits préalables n'avaient pas été suffisamment bien menés ou n'étaient pas suffisamment documentés. Dans les documents consultés par le Wall Street Journal, les dirigeants d'Airbus n'ont pas pris de décision finale sur le bien-fondé des contrats d'hélicoptères", poursuit l'Agefi-Dow Jones.

Dans ce cas, pourquoi revenir sur le sujet. Quel en est l'intérêt ? D'autant que le Serious Fraud Office britannique (SFO), l'agence qui a mené l'enquête pour le Royaume-Uni, a constaté qu'aucun des membres actuels du conseil d'administration d'Airbus, y compris Guillaume Faury, n'était impliqué dans les allégations rendues publiques dans le cadre du règlement. Le SFO a déclaré qu'il "n'a aucune preuve que les membres actuels du comité exécutif étaient au courant des pratiques ou de la culture de corruption d'Airbus", a l'élégance de rappeler l'Agefi-Dow Jones.

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