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Changement de tête chez Bombardier
Changement de tête chez Bombardier
© Bombardier

| Léo Barnier 335 mots

Changement de tête chez Bombardier

La valse continue chez Bombardier. Après avoir largement renouvelé son organigramme et réduit sa masse salariale, notamment dans sa branche aéronautique, le groupe canadien change de P-DG. Pierre Beaudoin quitte ainsi son poste pour devenir président exécutif du conseil d'administration. Une mise en retrait loin d'être anecdotique pour celui qui avait pris en 2008 la succession de son père Laurent Beaudoin et de son grand-père Joseph-Armand Bombardier, fondateur du groupe.

Il sera remplacé par Alain Bellemare, qui a fait ses armes chez United Technologies Corp (UTC, maison-mère entre autres de Sikorsky et de Pratt &Whitney). Alain Bellemare était très impliqué dans la lancement de la famille de moteurs PurePower, dont la version PW1500G équipe le CSeries de Bombardier.

Malgré son ascendance, Pierre Beaudoin n'aura donc pas résisté à la tourmente qui plane sur Bombardier depuis plusieurs années. Sur le plan aéronautique, le groupe est plombé par l'envolée des coûts de développement du CSeries, qui devraient dépasser les 4 Md$ alors que les ventes n'atteignent toujours pas les quantités souhaitées  : le biréacteur régional détient 243 commandes fermes sur un objectif de 300 à la mise en service prévue au second semestre.

Dans le même temps, les ventes de CRJ et de Q400 ne sont plus florissante depuis longtemps. Paradoxalement, 2014 fut presqu'une bonne année avec la vente nette de 46 et 41 exemplaires respectivement.

Les avions d'affaires ont moins souffert grâce à la bonne tenue des appareils très haut de gamme Global 5000 et 6000. Bombardier a en revanche suspendu son programme Learjet 85 fin janvier, avec la suppression immédiate de 1000 postes.

Il s'agissait d'ailleurs de la troisième vague de licenciements en un an. En janvier  2014, le constructeur annonçait déjà la suppression de 1700  postes, dont 1 100 au Canada, principalement des ingénieurs de développement. Sept mois plus tard toute la filière aéronautique du groupe canadien était réorganisée avec 1800 autres licenciements à la clef.

Sur le plan financier, la valeur de l'action a été divisé par trois depuis l'arrivée de Pierre Beaudoin.

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