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Défense
Chammal : Troisième déploiement d'un AWACS français.
Chammal : Troisième déploiement d'un AWACS français.
© Etat Major des Armées

| ehuberdeau

Chammal : Troisième déploiement d'un AWACS français.

L'Etat Major des Armées a annoncé, le 4 avril 2016, qu'un avion de guet aérien E3F AWACS de la 36e Escadre de Conduite et de Commandement d'Avord va être déployé dans l'opération Chammal. Il s'agit du troisième déploiement d'un AWACS français depuis le début des frappes aériennes contre Daesh après deux mandats, d'octobre à novembre 2014 et de mars à juin 2015.

La mission de guet aérien reste le cœur de métier des AWACS, mais au Levant leurs missions sont plus diverses. La coalition internationale opérant contre Daech en Syrie et en Irak maintient en permanence des appareils de commandement et de contrôle en vol. Le nord de l'Irak est généralement attribué à un E3 ou un avion aux capacités similaires, tel que l'E-7A Wedgetail australien. Le sud de la zone d'action est, elle, placée sous le contrôle d'un Hawkeye embarqué. En conséquence de cette répartition, au moins une fois, le ciel irakien a été entièrement contrôlé par les appareils français avec un Awacs de l'armée de l'Air au nord et un Hawkeye de la Marine au sud.

Le radar aéroporté et le système IFF des avions AEW&C restent les principaux atouts pour avoir une vision globale de la situation aérienne au-dessus du théâtre. Mais, dans un contexte où la menace air-air est quasi inexistante (bien que l'activité aérienne russe mérite d'être suivie), les avions de guet aérien jouent aussi un rôle majeur en termes de conduite des opérations aériennes et de relais de commandement. Avec leurs nombreux systèmes de communication, et notamment des communications satellitaires, les AEW&C permettent aux centres de commandement à terre de maintenir un contact permanent avec les chasseurs qui n'ont pas les mêmes capacités de transmission longue portée. Awacs et Hawkeye sont donc l'échelon le plus avancé du commandement. Ils gèrent par exemple l'activité des chasseurs et des ravitailleurs. Les liaisons de données permettent à l'équipage de l'avion AEW&C d'avoir en temps réel une connaissance du niveau de carburant des chasseurs. Ils attribuent donc des créneaux de ravitaillement en fonction des besoins. Une mission qui n'est pas une mince affaire lorsque jusqu'à huit ravitailleurs et des dizaines de chasseurs volent en simultané.

Retrouvez plus d'informations sur les missions des avions AEW&C français au Levant dans le dernier numéro d'Air & Cosmos.

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