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Bourget 2019

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© P.-F. Mouriaux / Air & Cosmos
17/06/2019 22:48 | Par Pierre-François Mouriaux

Bourget 2019 : le programme Apollo fêté sur le pavillon américain

Trois sémillants astronautes du programme lunaire américain étaient présents pour l’ouverture du Salon du Bourget, lundi 17 juin.

Walter Cunningham, pilote du module lunaire d'Apollo 7 (87 ans), Al Worden, commandant du module de commande d'Apollo 15 (87 ans), et Charlie Duke, pilote du module lunaire d'Apollo 16 (83 ans), étaient les invités vedette du pavillon américain en ce premier jour de Salon.

Ils ont notamment participé à une table ronde d’une heure, animée par le président d'United Launch Alliance, Tory Bruno, qui n’a pas manqué de rappeler en introduction que, s'il a consacré sa carrière à construire des lanceurs, c'est parce qu'il a suivi en direct les premiers pas sur la Lune lorsqu'il était enfant (voir son témoignage dans notre numéro hors-série « L'homme est sur la Lune ! », en kiosques depuis le 14 juin).

 

Une puissance de 80 ko…

Interrogés sur l’aventure de leur vie, les trois héros considèrent que les Américains ont gagné la course à la Lune grâce à un incroyable travail d'équipe, insistant sur le fait que les astronautes avaient une confiance totale dans les contrôleurs au sol, qui ont notamment permis le sauvetage de l’équipage d’Apollo 13, en avril 1970.

Et Charlie Duke de rappeler qu’il est allé sur le Lune avec un ordinateur de 80 ko (80 000 fois moins puissant qu’un smartphone actuel), chargé avec seulement cinq programmes – Walter Cunningham précise que l’ordinateur d’Apollo 7, lui, affichait une puissance de 42 ko.

 

Prochaine étape.

Cinquante ans après la mission Apollo 11, comment les vétérans voient-ils la suite de l’exploration spatiale ?

Selon Al Worden, la prochaine frontière à franchir, après celle du son en 1947, est la vitesse de la lumière.

Pour Charlie Duke, l’évolution des technologies est toujours difficile à prévoir. Il se souvient que son père, né en 1907 (trois ans après les premiers vols des frères Wright) et donc âgé de 65 ans lors de la mission Apollo 16 (16-27 avril 1972), avait du mal à croire que son fils allait marcher sur la Lune… alors que les copains de son petit-fils, qui vivaient dans la même rue à Houston, avaient également un père qui se préparait pour des missions Apollo !

Concernant Mars, jamais avare de bons mots, Al Worden s’exclame sans hésiter : « Envoyez-moi, moi ! C'est logique : j'ai 87 ans, qu'aurais-je donc à perdre ? »

Walter Cunningham pour sa part juge « ridicule » qu’un retour sur la Lune soit seulement décidé aujourd’hui et prenne autant de temps. Pour Charlie Duke, il ne s’agit pas d’une question technique mais juste d’un problème de financement.

Programme Apollo ANNIVERSAIRE ULA Etats-Unis

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