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Bourget 2015
Bourget 2015 : Fleuret triple de taille
Bourget 2015 : Fleuret triple de taille
© Agnès Baritou d'Armagnac

| Agnès Baritou d’Armagnac

Bourget 2015 : Fleuret triple de taille

Suite à une levée de fonds de 5 millions d’euros et le rachat de deux fournisseurs, le spécialiste toulousain des conteneurs technologiques sur-mesure change de dimension et se diversifie dans l’outillage.

Avec le rachat en février dernier de deux fournisseurs à Tournefeuille (31), Sati et Paoletti, cumulant 80 salariés et 9 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, Fleuret internalise des compétences en chaudronnerie et mécano-soudure. « Dans nos conteneurs, on intègre de plus en plus de mécano-soudure, commente Jean-Philippe Brando, directeur commercial. Cela nous permet aussi de nous diversifier. Au-delà des conteneurs, nous pouvons proposer aujourd’hui des trolleys, des palonniers, des nacelles ou des passerelles d’accès. » Pour financer ce rachat, Fleuret a réalisé une levée de fonds de 5 millions d’euros auprès d’Ixo Private Equity,  de deux établissements bancaires  et de Cyril de Castelbajac, qui a pris la direction de Sati et de Paoletti. Ce dernier ainsi que Nicolas Larger, PDG de Fleuret, sont actionnaires du groupe Fleuret à hauteur de 60 % du capital.

« Avec ce rachat, et notre bureau d’études qui s’est étoffé depuis quatre ans, nous sommes capables de répondre à de plus gros work packages, de la conception et la fabrication à la certification et la maintenance, assure Jean-Philippe Brando. Le développement de l’activité outillages rentre dans cette stratégie : nous voulons sécuriser la manipulation des pièces, dans la continuité de nos conteneurs… et nous répondons aussi à une demande de nos clients. »

Le spécialiste des conteneurs technologiques sur-mesure destinés au transport de pièces fragiles, qui fournit Airbus Group, Safran, Dassault et Thales, emploie aujourd’hui 120 personnes avec un chiffre d’affaires consolidé de 13 millions d’euros. L’époque où Fleuret perdait de « gros projets » auprès d’Airbus parce que « trop petit » est – espère la société toulousaine – définitivement révolue. Signe encourageant, elle signe d’ailleurs pendant le salon du Bourget un contrat-cadre avec Safran. Son essor à l’export, enclenché depuis quatre ans avec un accent sur l’Europe, devrait également s’accentuer.  

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