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Aviation Civile
Bourget 2015 : Air France, ADP et le Gifas s'engagent pour la COP21
Bourget 2015 : Air France, ADP et le Gifas s'engagent pour la COP21
© Air France

| Léo Barnier

Bourget 2015 : Air France, ADP et le Gifas s'engagent pour la COP21

Un temps arc-bouté sur le principe que l'aérien ne représente que 2 % des émissions de CO2 d'origine humaine, les acteurs de l'aéronautique multiplient depuis quelques années les initiatives pour limiter, voire réduire, leur empreinte écologique. La tenue dans six mois de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris (COP21) renforce cette tendance. C'est ainsi que s'est tenu le colloque « La COP21 vue du ciel » le 18 juin, au salon du Bourget.

Cette session s'est conclue par la signature d'un accord chiffré entre Aéroports de Paris (ADP), Air France-KLM et le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas). Celui-ci établit des objectifs de réduction des émissions de CO2 et d'initiatives de développement durable à l'horizon 2020 et 2050. Cet accord a été signé en présence de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie et du développement durable, ainsi que Tony Tyler, président de l'Association internationale du transport aérien (IATA) et de Philippe Ciais du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

ADP s'est ainsi engagé à diminuer ses émissions de CO2 de 50% par passager entre 2009 et 2020 et d'améliorer sa performance énergétique de 1,5% par an sur cinq ans (2016-2020), soit un gain de près de 15% entre 2009 et 2020. Les aéroports parisiens visent aussi à utiliser 15 % d'énergies renouvelables d'ici 2020.

Côté compagnies aériennes, Air France-KLM a désormais cinq ans pour baisser les émissions de CO2 de ses opérations aériennes de 20 % (en grammes de CO2/passager/km) et améliorer la performance énergétique de ses installations fixes de 20 % (en équivalent kWh/m²), par rapport aux niveaux de 2011. Le groupe franco-néerlandais doit aussi prendre des initiatives pour le développement d'une filière de biocarburants pour le transport aérien en France et aux Pays-Bas.

Enfin le Gifas va s'atteler à « faire converger les innovations technologiques issues du Corac (Conseil pour la recherche aéronautique civile) afin que les nouveaux appareils réalisent une réduction de 50% des émissions de CO2 en 2020 et de 75% en 2050. » Et ce avec l'an 2000 comme seuil de référence. Les membres du Groupement annonce aussi un soutien à l'objectif de production de 2 millions de tonnes de biocarburants aéronautiques en 2020, décidé par la Commission européenne et s'engagent à poursuivre la réduction de leur empreinte carbone d'un bout à l'autre du cycle de vie des aéronefs et matériel qu'ils contribuent à produire.

Si la signature de promesses chiffrées en terme de réduction de CO2 peut toujours être considérée comme un pas positif pour lutter contre le changement climatique, certains observateurs regretteront tout de même l'absence d'objectifs pour les autres gaz à effet de serre comme les Nox (oxydes d'azote) ou encore les particules en suspension.

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