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Aviation Civile
Biocarburant pour un ATR 72-600
Biocarburant pour un ATR 72-600
© ATR

| yann cochennec

Biocarburant pour un ATR 72-600

La compagnie régionale suédoise BRA vient de réaliser un premier vol commercial avec un de ses ATR 72-600 utilisant un mélange composé à 45 % d'huile de cuisson recyclée. Un biocarburant fourni par Air BP qui travaille d'ailleurs avec SAS mais au départ de l'aéroport de Stockholm/Arlanda.

BRA opère, quant à elle, de l'aéroport de Stockholm/Bromma, une plate-forme très proche de la capitale suédoise. Un atout pour BRA qui en est le principal opérateur avec 120 vols quotidiens. Finnair et Brussels Airlines desservent l'aéroport de Stockholm/Bromma mais avec un nombre de vols hebdomadaires.

En raison de sa proximité avec la capitale de la Suède, la plate-forme est soumise à couvre-feu : de 7 h du matin à 10 heures le soir les cinq premiers jours de la semaine avec des variantes le samedi et le dimanche. Une contrainte pour BRA mais aussi un atout. Les contraintes évitent l'arrivée de toute concurrence sérieuse.

Le vol au biocarburant, qui a relié Stockholm à la ville d'Umeo dans le nord de la Suède, intervient dans un contexte particulier. Le gouvernement suédois veut en effet mettre en place une taxe sur tous les vols au départ de la Suède dans le cadre de la lutte contre les émissions de CO2 et du réchauffement climatique.

Avec son vol, BRA préfère montrer que les taxes ne sont pas forcément productives et qu'il est préférable que le gouvernement développe une filière nationale biocarburant utilisant les immenses déchets forestiers du pays. La forêt recouvre 70 % de la surface du pays. "Nos chercheurs travaillent sur une solution technique et les essais en laboratoire se poursuivent. Il faut aller plus vite en finançant la recherche plutôt que d'imposer des taxes qui ne feront que pénaliser les compagnies aériennes", souligne Christian Clemens, président de BRA.

"Avec les neuf ATR 72-600 que nous avons achetés, nous avons investi pas moins de 200 M$ dans des appareils peu gourmands en carburant et donc moins émetteurs de CO2. Nous voulons continuer à investir dans le renouvellement de notre flotte avec des appareils toujours plus économes. Cette taxe ne nous motive pas", dénonce Christian Clemens.

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