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Bilan de la conférence Space Propulsion 2020+1
Bilan de la conférence Space Propulsion 2020+1

| Pierre-François Mouriaux

Bilan de la conférence Space Propulsion 2020+1

La septième édition de la conférence européenne s’est déroulée de façon virtuelle du 17 au 19 mars, rassemblant près de 460 participants du monde entier, à la grande satisfaction des organisateurs.

Malgré la Covid-19

Après avoir rassemblé en mai 2018 à Séville en Espagne plus de 600 personnes issues d’une trentaine de pays, la septième conférence Space Propulsion, organisée par l’Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF), en collaboration avec l'Agence spatiale européenne et le Cnes, devait initialement se tenir en présentiel en mai 2020 à Estoril, au Portugal.

Du fait de la situation sanitaire, elle a d’abord été reportée à octobre 2020, puis à début février 2021, avant d’être finalement proposée en mode virtuel, rebaptisée Space Propulsion 2020+1.

Mais, avec 459 participants issus de 33 pays (dont 381 intervenants), le rendez-vous a conservé un niveau élevé de fréquentation, supérieur aux attentes des organisateurs qui espéraient 400 inscrits.

De retour en présentiel, la prochaine conférence Space Propulsion se tiendra du 9 au 13 mai 2022 à Estoril.

 

Un rendez-vous devenu incontournable

Organisée tous les deux ans en alternance avec la Conférence européenne des sciences aérospatiales Eucass (dont la neuvième édition vient d’être reportée à Lille en juillet 2022), Space Propulsion – dont Air & Cosmos est partenaire média – s’est ainsi imposée comme l’une des manifestations techniques incontournables du secteur ; la conférence est désormais reconnue comme le forum européen qui appuie la préparation des activités futures et des feuilles de route dans tous les domaines de la propulsion spatiale.

Cette année, ce sont plus de 250 présentations techniques qui ont figuré au menu des trois journées d’échanges, ponctuées par des tables rondes et des notes d’introduction – sur la politique à moyen et long terme des agences spatiales, sur la dualité donneurs d’ordre et opérateurs d’un côté et les fournisseurs d’autre part pour le transport spatial et les véhicules orbitaux, sur les projets de microlanceurs et de spatioports européens, sur la démocratisation de l’espace et sur la propulsion électrique.

 

Programmes institutionnels et innovations diverses

Les sessions consacrées aux programmes institutionnels ont été l’occasion d’évoquer les évolutions post-Ariane 6 du lanceur européen ou de décrire le nouveau petit lanceur sud-coréen Nuri / KSLV 2, dont le premier vol est attendu cette année (cf. A&C n°2718).

Les sujets liés étaient évidemment particulièrement attendus, notamment les avancées sur la propulsion oxygène / méthane liquides pour les lanceurs légers.

Citons également la propulsion électrique pour les satellites, en particulier les nanosatellites, où les succès français se multiplient.

Les spécialistes étaient également impatients d’en savoir davantage sur les projets de microlanceurs européens, dont les informations techniques restent encore rares.

Notons enfin que plusieurs sessions portaient sur la propulsion verte, la prise en compte des aspects environnementaux ayant d’ores et déjà permis d’imaginer des substituts à l’hydrazine pour les manœuvres orbitales.

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