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Défense

| YGB 373 mots

Article brouillon

Andaman et Nicobar 

Territoire de l’Union Indienne, les îles Andaman-et-Nicobar sont situées à 1400 kilomètres des côtes de l’Andhra-Pradesh. Composées de 572 îles, pour une étendue de plus de 1000 km (superficie de 8249 km2), elles constituent une sorte de « porte-avions permanent » à l’ouest du détroit de Malacca qui concentre 80% du commerce maritime chinois. Longtemps sous-utilisées et interdites aux marines étrangères pour protéger les relations bilatérales avec Pékin, elles pourraient connaître une montée en puissance significative ces prochaines années. Cela pour deux raisons : Les affrontements réguliers et meurtriers avec la Chine aux frontières himalayennes, et l’acquisition de plateformes et de facilités portuaires chinoises dans l’Océan Indien (Sri Lanka, Pakistan, Djibouti) qui inquiètent New Delhi.

Renforcement des capacités militaires 

Dans ce contexte de tensions permanentes et grandissantes, l’armée indienne a entrepris une série de grands travaux. D’une part, elle a agrandi les bases aériennes de Kalaikunda et de Nicobar pour l’accueil des gros porteurs, d’autre part, des batteries supplémentaires de missiles anti-navires Brahmos auraient été acheminées afin de renforcer la défense des îlots. Enfin, un plan pour renforcer la résilience des infrastructures vitales des îlots vient d'être adopté. D’une durée de 10 ans, il permettra de faire fonctionner les infrastructures militaires et civiles en mode dégradé.

Partenariat avec le Japon                   

Dans le même temps, Tokyo renforce ses liens avec New Delhi. Inquiet des volontés hégémoniques chinoises, Tokyo développe une stratégie proactive dans l’Océan Indien. Membres du QUAD (Quadrilateral Security Dialogue) avec les Etats-Unis et l’Australie, l’Inde et la Japon ont désormais pour ambition la surveillance des sous-marins chinois évoluant dans l’Océan Indien. Avancée par plusieurs sites spécialisés, la mise en œuvre d’un système de surveillance sous-marins placé autour des îles Andaman-et-Nicobar serait effective depuis juillet 2020 avec la contribution du Japon et des Etats-Unis. Par ailleurs, rappelons que la société japonaise NEC Corporation, par l’intermédiaire de sa filiale indienne, a également contribué à la pose d’un câble optique sous-marin de 2 300 km reliant l’archipel à l’Inde continentale, un projet achevé l’an dernier après avoir été lancé par le Premier ministre indien Narendra Modi en 2018. La prochaine étape de ce rapprochement pourrait être l’accès aux zones aéroportuaires des îlots indiens par les pays alliés, un projet aujourd’hui bloqué politiquement.

 

 

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