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Alitalia, en grande difficulté, n'intéresse plus personne © Airbus

| HEGUY Jean-Baptiste

Alitalia, en grande difficulté, n'intéresse plus personne

Mercredi dernier, le groupe public italien des chemins de fers, Ferrovie Dello Stato (FS), a à son tour annoncé son retrait du dossier, alors qu'il avait été désigné par Rome pour constituer un consortium.

Les chances de trouver une solution de sauvetage pour la compagnie italienne Alitalia deviennent de jour en jour de plus en plus hypothétiques. Le 8 janvier dernier, le groupe de chemins de fers italiens, Ferrovie dello Stato (FS) a annoncé qu'il sortait du dossier. "Pour nous, cette procédure est close, nous sommes sortis de l'opération", a déclaré son patron, Gianfranco Battisti, devant une commission parlementaire. FS était portant à la manoeuvre depuis plusieurs mois pour mener un consortium capable de reprendre la compagnie italienne en difficultés. Fin octobre, FS avait déposé une offre pour la reprise d'Alitalia mais sous conditions, notamment celle de ne pas prendre le contrôle majoritaire du capital de la compagnie italienne et de s'adosser à une grande compagnie aérienne. Le groupe de gestion autoroutier et aéroportuaire Atlantia, filiale du groupe Benetton, qui avait été un temps en discussion pour participer au tour de table avait annoncé que "les conditions n'étaient plus réunies" fin novembre. Le groupe Atlantia, montré du doigt après l'effondrement meurtrier du pont de Gênes en août 2018, a néanmoins déclaré qu'il était disponible pour trouver une solution. Le ministre italien du développement économique, Stefano Patuanelli, a jugé qu'il était "absolument inutile" de parler avec Atlantia. 

Les compagnies qui avaient été contactées, Lufthansa et Delta, temporisent très fortement. La compagnie allemande a confirmé qu'elle n'envisageait qu'un partenariat commercial avec Alitalia. Un éventuel investissement aurait comme préalable une très profonde restructuration. Delta s'était dans un premier temps prête à investir 100 millions d'euros dans la compagnie italienne en difficultés et prendre 10% du capital, mais cela resterait notoirement insuffisant dans la mesure où la compagnie continue à perdre 300 millions d'euros par an. En termes d'activité, le trafic d'Alitalia est tombé à 22 millions de passagers en 2018. Sur son propre territoire, sa part de marché n'est plus que de 14%, loin derrière les 25% de Ryanair. 

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