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Aviation Civile
Aer Lingus : IAG a su convaincre l'Irlande
Aer Lingus : IAG a su convaincre l'Irlande
© C.Cosmao

| Léo Barnier 348 mots

Aer Lingus : IAG a su convaincre l'Irlande

Pas à pas, International Airlines Goup (IAG) gravit la route escarpée qui le sépare encore du rachat d'Aer Lingus. Mardi 26 mai, le gouvernement irlandais a annoncé qu'il acceptait de céder au groupe britannico-espagnol les parts qui lui restaient dans sa compagnie nationale. Il a visiblement été convaincu par les nouvelles garanties mises sur la table. Après avoir obtenu l'aval de la direction d'Aer Lingus et du gouvernement irlandais, IAG doit désormais convaincre Ryanair de lui vendre le reste du capital.

Pour emporter la mise, IAG (maison-mère de British Airways, Iberia et Vueling) a dû promettre de débourser 2,55 € par action – ce qui valorise Aer Lingus à hauteur de 1,35 Md€ – mais aussi s'engager sur un certain nombre de points. En terme d'emplois, le groupe a ainsi certifié qu'il créerait 150 postes nets d'ici fin 2016 et 635 d'ici 2020. Il a aussi garantit que les salariés conserveraient leurs droits actuels en intégralité.

Le gouvernement a aussi obtenu que Aer Lingus conserve ses créneaux de décollage et d'atterrissage à Londres-Heathrow. Le programme de vol entre la capitale britannique et l'Irlande est aussi préservé. La marque et le siège de la compagnie resteront irlandais.

Enfin IAG a présenté des projets de développement du trafic depuis l'Irlande, notamment en direction de l'Amérique du Nord. Avec Dublin comme hub, le groupe estime qu'Aer Lingus peut peut ajouter 4 destinations américaines à son réseau, 8 avions à sa flotte et atteindre les 2,4 millions de passagers transatlantiques d'ici 2020.

IAG doit maintenant convaincre Ryanair de lui vendre les 28,9 % d'Aer Lingus qu'elle possède. L'affaire ne sera pas mince, mais le groupe britannico-espagnol commence à connaître la musique  : fin janvier, IAG se frottait les mains. Son offre, la troisième, avait enfin été acceptée par le conseil d'administration d'Aer Lingus. Un mois plus tard Paschal Donohoe, ministre irlandais des Transports, mettait un coup d'arrêt au processus, faute de garanties sur le maintien - voire la création - d'emplois en Irlande, le développement de l'activité transatlantique et la préservation des routes d'Aer Lingus.

Pas sûr que Ryanair soit intéressé par ce genre de garanties.

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