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Vraie-fausse tempête de neige sur Tchouri

Un montage exceptionnel réalisé par un amateur © Jacint Roger Perez / ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Chaque fin de semaine, une photo qui a fait l'actualité. Fin avril, un spectaculaire montage GIF réalisé à partir d'images de la comète " Tchouri " (mais pas forcément bien interprété) a fait le tour de la twittosphère.

A partir des images de la sonde Rosetta librement accessibles en ligne depuis fin mars, Jacint Roger Perez, un mystérieux Internaute amateur d'espace, de chats et des Russes, a réalisé un saisissant GIF noir & blanc, qu’il a posté le 23 avril sur son compte Twitter (@landru79), remportant immédiatement un vif succès : la vue de la surface de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, dite Tchouri, à peine éclairée par le Soleil (alors distant de 467 millions de kilomètres), et visiblement dans la tourmente d’une violente « tempête » de poussière et de glace.

Ce montage de quelques secondes est issu d’une séquence de 33 images brute réalisées le 1er juin 2016 par la sonde de l’Agence spatiale européenne, alors qu’elle évoluait à moins de 12 km de la comète. Chaque image correspond à une pose de 12,5 secondes.

 

Apparences trompeuses.

Mais il faut toujours se méfier des apparences, rappelle le journaliste scientifique et spécialiste d'astronomie Guillaume Cannat sur son blog Autour du ciel : « En fait, comme Rosetta survolait alors apparemment le côté nocturne du noyau, l’éclairage ne provient même pas directement de notre étoile, mais du reflet de l’éclat solaire sur le halo de poussières et de particules de glace qui l’entouraient encore, une sorte de lumière cendrée cométaire. Le filé apparent des poussières et des particules de glaces, qui donne l’impression d’assister à une violente tempête de neige, est donc provoqué par la combinaison de la longue pose, du déplacement de la sonde et de la rotation de la comète. Ces poussières et ces particules de glaces ne pleuvent donc pas vraiment sur le noyau ; elles sont dispersées dans l’espace et se déplacent lentement entre la sonde et la surface, c’est l’utilisation d’un téléobjectif qui écrase la perspective et plaque cette averse apparente sur le gros plan de la surface. »

Quoiqu’il en soit, près de deux ans après la fin de sa mission opérationnelle, la sonde Rosetta n’en finit pas de nous surprendre et nous émerveiller.

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