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Vers un changement de statut pour ATR ?

Christian Scherer, PDG d'ATR © ATR

Avec l'accord de ses actionnaires Airbus et Leonardo, ATR a relancé une étude interne sur la transformation du GIE en société anonyme.

"Avec l'accord de nos actionnaires, nous avons relancé une étude interne portant sur la transformation du GIE ATR en société anonyme", a déclaré Christian Scherer, président d'ATR, lors d'une rencontre avec les membres de l'AJPAE (Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace), ce mercredi 13 septembre. Un GIE est "le regroupement d'entreprises préexistantes dont le but est de faciliter ou de développer l'activité économique de ses membres, d'améliorer ou d'accroître les résultats de cette activité; ce but n'est pas de réaliser des bénéfices pour lui même". Un peu frustrant pour ATR qui "dégage une marge brute à deux chiffres", pour reprendre les propos du président d'ATR, sur un chiffre d'affaires de 2 Md$.

Sans oublier la préparation de l'avenir. Christian Scherer ne cache pas son envie de développer un nouvel avion. "Pour en revenir à ce grand frère de l'ATR 72-600, notre actionnaire Leonardo a raison quand il affirme qu'il existe une vraie demande pour un avion de plus grande capacité. Mais, notre autre actionnaire, Airbus, a aussi raison quand il estime, de son côté, qu'il n'y a pas le feu, que la franchise actuelle marche bien et qu'elle es rentable. A nous de réconcilier les points de vue de nos actionnaires", déclarait Christian Scherer dans une interview accordée à Air & Cosmos (cf. numéro 2534 du 10 février 2017), quelques semaines après son arrivée à la présidence d'ATR.

"Nous songeons à un nouvel avion. Il n'y a pas de décision prise, ni même de projet en gestation. Les bureaux d'études de Leonardo travaillent au développement d'un concept un peu plus grand. Mais, il n'existe pas de réponses faciles", a déclaré le président d'ATR devant les membres de l'AJPAE. Et de poursuivre : "il y a trois options. L'une est de faire un ATR neo doté d'une nouvelle motorisation, l'autre de développer un nouvel avion; la troisième d'introduire des technologies de rupture dans les modèles actuels. Nous ne nous sommes pas fait de religion à ce sujet".

De toute façon, "tout dépend de la position des actionnaires. Leonardo a un nouveau président qui découvre son entreprise et pour Airbus, un nouvel ATR reste une question secondaire", souligne Christian Scherer qui ajoute : "pour autant, les carottes ne sont pas cuites". Développer un nouvel avion aura un coût et c'est là que la transformation d'ATR de GIE en société anonyme peut être un levier dans le lancement d'un nouvel appareil. "Nous pourrons ainsi attirer de nouveaux investisseurs et financer un nouveau programme", ajoute le président d'ATR.

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