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Une nouvelle théorie sur l'origine de Tchouri

Mosaïque d'images de la comète prises par la sonde Rosetta entre 2014 et 2016. © ESA

Les données récoltées par la sonde de l'ESA, coupée l'an dernier, continuent d'alimenter les travaux des scientifiques, à l'image de cette nouvelle théorie avancée par deux chercheurs du CNRS.

Dans un article paru le 31 août dans la revue astronomique britannique Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (MNRAS), Jean-Loup Bertau et Rosine Lallement, chercheurs au CNRS, avancent une nouvelle théorie au sujet de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko (surnommée Tchouri), étudiée par la sonde européenne Rosetta : la matière organique découverte dans le noyau (et qui représente près de 40% de sa masse) n'aurait pas été fabriquée au moment de la formation du Système solaire, mais auparavant, dans l'espace interstellaire. Elle serait même déjà bien connue des astronomes, et aurait également pu atteindre un grand nombre d'autres planètes de notre Galaxie… et y engendrer également la vie ?

La mission continue.

Débutée le 2 mars 2004, la mission Rosetta s'était achevée par un « plongeon » final sur la comète Tchouri, le 30 septembre 2016, au terme de 4 590 jours de mission. Avec plus de 116 000 clichés réalisés, 14 000 heures de contact (à l'occasion de 2 500 liaisons avec le réseau d’antennes terrestres Estrack) et une montagne d’informations récoltées en deux ans sur la composition interne et externe de la comète et de sa coma (chevelure), la mission Rosetta s’impose comme une formidable réussite européenne, technique et scientifique, qui devrait encore occuper les chercheurs durant une, voire plusieurs dizaines d'années.

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