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Un super-lanceur pour Mars... mais pas seulement

Elon Musk annonce une premier débarquement sur Mars... dans 5 ans. © SpaceX

Pour la deuxième année consécutive, Elon Musk a profité du Congrès mondial d'astronautique (IAC), qui s'est achevé le 29 septembre à Adélaïde (Australie), pour présenter son « excitante » vision du futur.

Elon Musk avait effectué une première présentation de son projet martien lors de l'IAC 2016, qui avait alors fait grand bruit (et été vue depuis plus d'un million de fois sur YouTube). Pour la « mise à jour » de son projet, le patron de SpaceX avait promis sur Twitter une annonce « vraiment spéciale », quelques heures avant de prendre la parole devant la salle de conférences, comble, du centre de convention d'Adélaïde.

Intitulée « Rendre la vie interplanétaire », la nouvelle présentation de la vision d'Elon Musk a duré une quarantaine de minutes, et n'a donné lieu à aucune question, l'entrepreneur repartant aussi vite qu'il était venu, simplement vêtu d'un jean, d'une chemise blanche et d'une veste noire.

 

Nouveau design et calendrier serré.

C'est d'abord le design du nouveau super-lanceur martien, désigné pour le moment par le nom de code BFR (pour Big F... Rocket), qui a été révélé. Légèrement réduit par rapport à celui de 2016 (de 122 à 106 m de haut, et de 9 à 7 m de diamètre), il comporte également moins de moteurs (42 au lieu de 31). Elon Musk compte démarrer sa construction d'ici six à neuf mois ! Ainsi, il espère déposer d'ici cinq ans deux vaisseaux-cargo sur Mars (pour rechercher une source d'eau et installer une usine de production de propulseurs à proximité) puis, deux ans plus tard, faire atterrir (verticalement) le premier équipage (d'une centaine de personnes), à bord d'une navette de 48 m de long offrant un volume pressurisé de 825 m3 –davantage qu'un A380...

 

N'importe où sur le globe en moins d'une heure...

Mais l'idée forte du nouveau plan d'Elon Musk réside dans le financement du projet, grâce à d'autres utilisations du BFR, qui rendraient redondants les autres lanceurs et capsules de SpaceX : pour la mise à poste de satellites, pour la desserte de la Station spatiale internationale, voire d'une base lunaire, baptisée Alpha (comme dans la série télévisée Cosmos 1999). Cerise sur le gâteau, le BFR pourrait effectuer des transports intercontinentaux, aussi réguliers et infiniment plus rapides que les avions. « Si on construit ce truc pour aller sur la Lune ou sur Mars, pourquoi ne pas aller aussi dans d'autres endroits sur Terre ? », s'interrogeait le trublion du spatial, tandis qu'était projetée une dernière animation vidéo.

En moins de 10 heures, la présentation d'Elon Musk a déjà été visionnée 200 000 fois sur YouTube.

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