Logo Air & Cosmos

1er site francophone d'actualité aéronautique et spatiale

Actualité Espace Actualité Transport spatial

Un Soyouz pour 73 charges utiles

Sous la coiffe du Soyouz, 73 charges utiles et leurs dispenseurs. © Roscosmos

La Russie a procédé le 14 juillet au lancement de 73 satellites, mini et microsatellites, pour la plupart dédiés à l’observation de la Terre.

Le 14 juillet à 6h36 UTC, depuis le pas de tir 31/6 cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan), la Russie a réussi son 9e lancement de l’année (le 5e, si on enlève les vols à destination de l’ISS, en comptant les deux vols Soyouz réalisés en Guyane). Pour l’occasion, et pour la première fois depuis octobre 2014, c’est une version 2.1a/Fregat M du Soyouz qui était utilisée. La principale charge utile était le satellite d’observation de la Terre gouvernemental Kanopouss V IK 1, d’une masse de 473 kg au décollage. Il a été placé après une heure de vol sur une orbite héliosynchrone de 512,9 x 516,7 km, inclinée de 97,4° et parcourue en 94,8 minutes.

 

Un réflecteur plus brillant que l’ISS.

72 autres satellites et nanosatellites étaient également embarqués. Pesant de 1 à 120 kg, ils étaient originaires de Russie, d’Allemagne, du Canada, d’Equateur, des Etats-Unis, du Japon et de la Norvège, essentiellement dédiés à l’observation de la Terre. Parmi eux figuraient 48 nouveaux « Dove » et 8 nouveaux Lemur des sociétés américaines Planet et Spire. Mais également le cubesat de 4 kg Mayak, développé par l’Université polytechnique de Moscou (MSUME), qui doit déployer un réflecteur solaire pyramidal de 6 m2, recouvert d’un fin film métallique. Son objectif est de tester un nouveau procédé de freinage aérodynamique, qui pourrait être utilisé pour nettoyer les débris orbitaux. Mayak devrait s’avérer plus brillant que la Station spatiale internationale ou Vénus lors de ses passages nocturnes…

La mission a duré plus de huit heures au total, afin de larguer les différents satellites sur trois orbites (basses) différentes, grâce à sept allumages successifs de l’étage Fregat et, dans la plupart des cas, au dispenseur QuadPack de la société néerlandaise ISIS - Innovative Solution In Space (cf. A&C n°2536).

Le 15 février dernier, l’Inde avait effectué une mission record, embarquant 104 charges utiles d’un coup, mais les plaçant sur la même orbite. Pour Roscosmos, la mission du 14 juillet constitue donc une première mondiale, par sa complexité et son importance.

Mots Clés :

A lire également

Commentaires

Réagir

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.