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Un espion démasqué

Loutch-Olympe continue de butiner © Alain Figer

Chaque fin de semaine, une photo qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Le 10 septembre, un astrophotographe amateur a « capturé » le satellite espion russe expressément désigné par la ministre des Armées trois jours auparavant.

A l'occasion de sa visite au Centre spatial de Toulouse, le 7 septembre, la ministre des Armées Florence Parly a rappelé l'enjeu pour la France de se doter d'une stratégie de défense spatiale, dans un discours particulièrement fort, filmé en intégralité sur le site du Cnes.

En particulier, elle a clairement accusé le satellite russe Loutch-Olympe (lancé en septembre 2014) d’avoir espionné fin 2017 le satellite Athena-Fidus, placé sur orbite géostationnaire en février 2014 pour assurer des télécommunications sécurisées pour les forces militaires et les services de la Sécurité civile français et italien, en complément des capacités des satellites de la série Syracuse 3.

Une analyse complète du discours de Mme Parly figure au sommaire du n°2609 d’Air & Cosmos, paru ce 21 septembre.

 

Des amateurs ont retrouvé Loutch-Olympe.

Les manœuvres du satellite espion russe n’ont donc pas échappé aux services de renseignements français, grâce notamment aux radars Graves de l’Onera et le système GEOTracker d’ArianeGroup, développés pour la détection et le suivi des objets spatiaux sur orbites moyenne et géostationnaire.

Mais le satellite espion est également régulièrement suivi par la communauté des « chasseurs de satellites » amateurs, qui réalisent depuis le sol des images parfois saisissantes d’objets aux paramètres orbitaux confidentiels. Ainsi, le 10 septembre, depuis les Hautes Alpes, l’astrophotographe français Alain Figer a réussi à saisir Loutch-Olympe à proximité d’un autre satellite de télécommunications, Turksat 4B, lancé en octobre 2015 par la Russie pour le compte de la Turquie.

Sur le document qu’il nous a fait parvenir, le satellite turc apparaît un peu plus brillant que son indiscret visiteur. Le cliché a été pris à 19 h 55 UTC, à l’aide d’un Nikon D850 équipé d’un téléobjectif de 300 mm F/4, avec un temps de pose de 10 secondes à 20 000 ISO. L’étoile la plus brillante est Lambda Aquarii (λ Aqr), dans la constellation du Verseau. Elle se situe à environ 392 années-lumière de la Terre, et sa magnitude est de +3,73.

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