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Sylvie Gruson : une vocation précoce

Sabena Technics © O. Constant

Chaque semaine et jusqu'au Salon du Bourget, Air & Cosmos publie des extraits de portraits de femmes et d'hommes qui travaillent pour le secteur aérospatial. Des portraits que nos lecteurs retrouveront dans un Hors Série Métiers.

Pour trouver Sylvie Gruson à son poste de travail, rien de plus facile. Elle est, en effet, la seule femme à travailler à l'atelier d'électrotechnique de Sabena technics à Dinard, une société spécialisée dans la maintenance d'aéronefs civils et militaires. Cette mère de famille présente aussi la particularité d'avoir bénéficié d'une embauche immédiate. Trois jours après l'envoi de son CV en mai 2002, Sylvie Gruson obtient un entretien qui conduit à son embauche. Sa sélection au poste d'électrotechnicienne doit sans doute beaucoup de stage qu'elle avait effectué chez la société concurrente SCA en 2000.

Un stage qui lui a permis de se familiariser avec le monde aéronautique qui correspond parfaitement bien à ses aspirations initiales. Dès la classe de 3ème, Sylvie Gruson savait qu'elle voulait travailler dans l'électrotechnique. "Je voulais faire quelque chose de mes mains. Sans doute, ai-je été influencée par mon commerçant de père qui était toujours en train de bricoler. Mes parents sont fiers aujourd'hui de me voir travailler dans l'aéronautique car c'est une industrie qui fait rêver tout le monde", explique cette native de Dinan.

Au sein de l'atelier où travaillent une quarantaine de personnes, Sylvie Gruson réceptionne des équipements devant être réparés ou révisés. On peut ainsi y trouver des génératrices, des pompes, des phares, des vérins ou encore des poignées de trains d'atterrissage. "Je teste l'équipement préalablement à sa révision au moyen d'un banc d'essais. Cela permet de détecter les éventuelles pannes. Puis, je démonte, j'inspecte et je répare les équipements, les durées d'intervention étant variables. Cela va d'une durée limitée à une heure jusqu'à une prise en compte durant plus de 100 heures pour les IDG (génératrices électriques/ndlr)", raconte Sylvie Gruson.

Et de poursuivre : "Ensuite, je refais un passage au banc final pour relever toutes les valeurs qui sont demandées dans le manuel de maintenance. Je termine l'opération en remplissant le formulaire gamme d'essais et d'interventions. Posé sur la table de contrôle, l'équipement dûment révisé ou réparé est inspecté par un contrôleur qui délivre le document de sortie de l'équipement. J'assure ces fonctions de contrôleuse depuis maintenant dix-huit mois. Il convient de faire preuve de patience, de minutie et de rigueur pour réaliser ce métier. Il faut aussi être autonome dans les postes".

S'agissant de ses projets pour l'avenir, Sylvie Gruson aimerait bien passer coordinatrice d'ici quelques années. A la tête d'une équipe de dix à quinze personnes, elle définirait alors leurs tâches à accomplir quotidiennement. Avant cette échéance et ainsi qu'elle le reconnaît bien volontiers, Sylvie Gruson devra encore "acquérir un peu d'assurance".

 

 

 

 

 

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