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Soft Bank investit 1 Md$ dans OneWeb

L'horizon se dégage pour le projet de constallation de Greg Wyler. © Airbus Defence & Space

Le projet de constellation destiné à offrir un accès Internet bon marché pour le plus grand nombre, vient de lever 1,2 Md$ de fonds supplémentaires. 1 Md$ provient du groupe japonais de télécommunications SoftBank.

Initié en 2012, le projet OneWeb souffrait depuis un an d'un budget largement incomplet (500 M$ récoltés sur les 3Md$ estimés), suscitant de nombreux doutes sur sa faisabilité, en plus des défis technologiques et organisationnels à relever, avec 900 satellites à déployer (dont 648 opérationnels).

Le 19 décembre, son initiateur Greg Wyler, ancien fondateur d'O3b, a annoncé avoir recolté 1,2 Md$ supplémentaires : 1 Md$ auprès du groupe japonais de télécommunications SoftBank (créé en 1981), ainsi qu'un complément de 200 M$ de la part de ses autres investisseurs (Airbus, Bharti, Coca-Cola,Intelsat, Qualcomm, Hughes Network Systems, Salinas, Virgin...). Le trésor de guerre s'élève désormais à 1,7 Md$, et pourrait être suffisant pour mener le projet à terme, le reste du financement se faisant par endettement.

Cette opération constitue le premier succès industriel du nouveau président élu américain Donald Trump, qui a fortement encouragé l'engagement de SoftBank, contre la promesse faire des investissements massifs aux Etats-Unis. Ainsi, le 28 décembre, l'opérateur de téléphonie mobile américain Sprint, filiale de SoftBank, a annoncé créer ou rapatrier, d'ici la fin mars 2018, pas moins de 5 000 postes, «incluant ses équipes de service aux clients et de vente ».

Début du déploiement en 2018.

Les dix premiers satellites de la constellation, développés par Airbus Defence & Space et intégrés à Toulouse pour le compte de la société OneWeb Satellites (créée en janvier 2015), doivent être lancés début 2018 par Arianespace, à l'aide du Soyouz mis en oeuvre depuis le Centre Spatial Guyanais.

Les vingt lancements qui suivront jusqu'en 2019, toujours sur Soyouz, emporteront à chaque fois 32 satellites de moins de 150 kg. Un tiers de ces missions seront effectuées depuis la Guyane, et les deux autres tiers depuis Baïkonour, au Kazakhstan.

A partir de 2021, Ariane 6 pourrait servir au lancement de nouveaux satellites de remplacement, permettant le maintien opérationnel de la constellation.

 

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