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SES 12, le nouveau géant électrique

SES 12 dans la chambre anéchoïque Mistral d’Intespace, à Toulouse © Airbus Defence and Space

Le 4 juin, SpaceX a mis à poste un nouveau satellite géostationnaire de télécommunications pour l’opérateur SES. Un satellite tout électrique, qui n’est rien d’autre que le plus lourd et le plus puissant du monde à ce jour.

Chez Airbus Defence and Space, où il a été construit, son surnom était « the beast » (la bête) : SES 12, le nouveau satellite géostationnaire de télécommunications tout électrique de l’opérateur luxembourgeois SES, mesure en effet 8 m de haut pour 3,5 m de large, affiche 5,4 tonnes au décollage, et dispose d’une capacité électrique de 19 kW en fin de vie. Pour la même masse que deux satellites « classiques », SES 12 peut embarquer deux missions de haute capacité : la fourniture de services de télédiffusion directe, mobilité et haut débit pour le Moyen-Orient et la région Asie-Pacifique, y compris des marchés en expansion rapide comme l'Inde et l'Indonésie ; mais également la fourniture de services à large bande pour l'Afrique, la Russie, le Japon et l'Australie.

SES 12 est équipé de 76 transpondeurs (68 en bande Ku et 8 en bande Ka). Il doit rejoindre la position orbitale 95° Est d’ici la fin de l’année, et doit fonctionner durant plus de 15 ans, constituant à ce jour le satellite le plus flexible de la flotte de son opérateur.

Nous avions pu découvrir le satellite le 13 février dernier à Toulouse, à l’occasion d’un voyage de presse organisé par Airbus Defence and Space.

 

Dixième Falcon 9 en cinq mois.

Le lancement de SES 12 est intervenu le 4 juin à 4 h 55 UTC, depuis le pas de tir SLC-40 de Cape Canaveral, en Floride Il a été confié à un Falcon 9 de SpaceX équipé d’un premier étage déjà utilisé le 7 septembre 2017 pour la mise sur orbite basse de la mini-navette X-37B de l’USAF. Ni le premier étage ni aucune coiffe n’ont pas été récupérés à l’issue du vol.

En cinq mois, SpaceX affiche ainsi 10e missions réussies du Falcon 9 (plus le vol inaugural du Falcon Heavy), et 2018 constitue d’ores et déjà la deuxième année la plus productive pour l’opérateur californien, derrière 2017 (18 lancements) ; mais il reste encore 7 mois avant le 31 décembre…

 

Vendredi 8 juin, dans Air & Cosmos n°2598, un dossier complet sera consacré à SES 12.

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