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Roscosmos fait le plein de cosmonautes

ATTENTION ! Roscosmos recherche des cosmonautes ! © Roscosmos

Pour la deuxième fois de son histoire, la Russie a ouvert ce mardi 14 mars une sélection de cosmonautes ouverte à tous ses citoyens. Ou, plus précisément, à tous ses citoyens âgés de moins de trente-cinq ans et mesurant moins de 1,90m.

Depuis la toute première sélection de 1960, dont faisait partie Youri Gagarine, les appels à candidature se faisaient dans la confidentialité la plus totale et ne concernaient que les pilotes des Forces aériennes (VVS) et les ingénieurs de RKK Energuia, principalement. Chacune de ces entités –et quelques autres– possédait son propre détachement de cosmonautes, qui étaient tous formés au Centre d’Entraînement des Cosmonautes (TsPK) de la Cité des Etoiles, à une quarantaine de kilomètres de Moscou.

En 2012, le TsPK est devenu une entité civile, placée sous la responsabilité de Roscosmos, et la sélection menée la même année était, pour la première fois, ouverte à tout un chacun. Huit candidats avaient été choisis, mais l’un d’eux a échoué à son examen de qualification, et un autre a démissionné en 2016 sans avoir volé.

Lors de la conférence de presse de mardi, Aleksandr Ivanov, le directeur adjoint de Roscosmos, a annoncé que les nouvelles recrues devraient être les premiers Russes à marcher sur la Lune. Rien n’est moins sûr cependant.

Tout d’abord, ce n’est pas demain la veille que les heureux élus s’envoleront pour l’Espace. Il y a actuellement trente-deux cosmonautes actifs chez Roscosmos, et l’un des sélectionnés de 2006 (!) n’a pas encore volé. Nikolaï Tikhonov, c’est son nom, devait décoller le mois prochain à bord de Soyouz MS-04, mais il a été sorti de l’équipage quand la Russie a diminué la taille de ses équipages sur l’ISS.

Après Tikhonov, il faudra encore faire voler ses cinq camarades de la sélection 2010, et les six de la sélection 2012. Beaucoup d’entre eux n’auront donc toujours pas mis les pieds dans un Soyouz à la fin de cette décennie.

La sélection qui a commencé mardi devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Les six à huit finalistes entameront alors leur formation spatiale générale, appelée OKP, qui dure deux ans et donne lieu à un examen final.

Si l’ISS est abandonnée en 2024, comme on le prévoit actuellement, les personnes sélectionnées cette année ne pourront certainement pas la visiter. Il est probable qu’ils puissent en revanche séjourner sur la station russe ROS qui devrait lui succéder. Quant à des vols lunaires, pourquoi pas ? Si le programme Federatsia est financé correctement et que le premier vol d’essai est réalisé comme prévu en 2021, le timing sera le bon pour la Promotion 2017 !

 

Nicolas Pillet est webmaster du site d'informations spatiales russes en français Kosmonavtika.

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